MOI - ICH

Bienvenue dans mon nouveau chez moi !

Il m'aura fallu le temps de me décider, le temps de retrouver l'envie (un peu aussi...) d'écrire, de raconter, le temps de prendre le temps...

Voilà donc ce blog que j'aurais du commencer il y a presque deux ans alors que je quittais la France pour m'installer en Allemagne.

* * *

Ce n'est donc pas...

... un blog politique, mon avis, ce que je pense, ce que je crois, mon opinion.

Mais c'est...

...ce que je vois, ce qu'on me demande, ce qui me pose problème, ce dont je me souviens.

Donc,

les aimables visiteurs peuvent attaquer les faits mais pas la personne, les idées mais pas l'homme, les fautes d'orthographes mais pas mon clavier....

* * * * *

 * * *

*

  • Finalement...

     

    Stendhal

    Finalement, Stendhal avait raison et a toujours raison : "La France est un pays où il est plus important d'avoir une opinion sur Homère que d'avoir lu Homère."

  • Et pendant ce temps-là...

     

     

     

    Papillon sur le nezLion rugit

    Et pendant ce temps-la, l'année dernière un papillon se posait sur le nez de Stella, 3 ans, au musée d'histoire naturelle de Londres,

    alors qu'au même moment, un lion rugissait au parc national de Nairobi au Kenya.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Poésie du soir

     

    Rainer maria rilkePoésie du soir avec... "Sept Poèmes, IV et VII", dans "Les Poésies d'amour" de Rainer Maria Rilke en 1915.

    Je pensais bien connaître Rilke et bien, il n'en est rien, je vais encore me coucher encore moins bête que je me suis levé...

    IV
    Évanescente, tu ne sais pas les tours.
    Mais voici que tu vas éprouver une tour,
    avec ce prodigieux
    espace en toi. Ferme ton visage.
    Tu l'as érigée
    sans savoir, d'un regard, d'un signe, d'un mouvement du corps.
    Soudain, accomplie, elle se fige,
    et moi, bienheureux, je peux alors l'investir.
    Oh comme j'y suis à l'étroit.
    Flatte-moi, que j'aille alors vers le dôme :
    pour projeter dans tes nuits douces,
    avec la force de fusées aveuglant ton sein,
    plus d'émotion que je ne suis moi-même.

    VII
    Comme je t'appelais. Ce sont les cris muets
    qui en moi sont devenus suaves.
    Voici que je progresse en toi degré par degré
    et ma semence monte joyeuse comme un enfant.
    Montagne originelle du plaisir : soudain
    haletante elle jaillit vers la crête au fond de toi.
    Oh abandonne-toi, et ressens son approche :
    Au plus haut elle te fera signe, et tu chavireras.

    Biographie :

    Rainer Maria Rilke (de son nom patronymique René Karl Wilhelm Johann Josef Maria Rilke) est un écrivain autrichien, né le 4 décembre 1875 à Prague, mort le 30 décembre 1926 à Montreux, en Suisse. Il vécut à Veyras de 1921 à sa mort. Il est surtout connu comme poète, bien qu’il ait également écrit un roman, "Les cahiers de Malte Laurids Brigge", ainsi que des nouvelles et des pièces de théâtre.

    Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875, dans une famille qui le destine très rapidement à la carrière des armes. Il est ainsi pensionnaire dans une école militaire avant d’être renvoyé en 1891 pour inaptitude physique. Il étudie alors le commerce avant de revenir à Prague, où il exerce le métier de journaliste et écrit ses premières œuvres.

    En 1896, il part pour Munich et rencontre, en mai 1897, Lou Andreas-Salomé, qui a alors trente-six ans. Son amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion en 1899 Léon Tolstoï.

    En 1901, il épouse Clara Westhoff, une élève d’Auguste Rodin avec qui il aura une fille, Ruth. Le couple se sépare un an plus tard et Rilke se rend à Paris, où il devient en 1905 le secrétaire de Rodin (il écrit d’ailleurs à propos du sculpteur un essai intitulé "Sur Rodin"). Il rompt avec ce dernier et voyage dans toute l’Europe et au-delà de 1907 à 1910 (Afrique du Nord, Égypte, Berlin, Espagne, Venise, Aix-en-Provence, Arles, Avignon). Il abandonne peu à peu la prose pour se consacrer à la poésie, plus apte selon lui à restituer les « méandres de l’âme ».

    En 1910, il fait la rencontre décisive de la princesse Marie von Thurn und Taxis, née Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst, dans son château de Duino, alors en territoire autrichien, sur les bords de l’Adriatique. Elle l’héberge fréquemment et est son mécène jusqu’en 1920. Pour elle, il compose son chef d’œuvre, "les Élégies de Duino", suite d’élégies empreintes d’une mélancolie lumineuse. Il est mobilisé dans l’infanterie lors de la Première Guerre mondiale, mais revient rapidement à la vie civile.

    À partir de 1919, il s’installe en Suisse et compose plusieurs recueils de poésies en français.
    Sitôt arrivé, il y retrouve Baladine Klossovska qu’il avait connue en 1907 à Paris, avec son époux, Erich Klossowski. Elle vit à présent seule à Berlin, avec ses deux fils, Pierre Klossowski et Balthazar dit Balthus, (le futur artiste peintre). Elle a onze ans de moins que lui, ils deviennent amants. Elle s’installe en Suisse, non loin de chez lui et Rilke se prend d’affection pour les deux enfants et encourage le talent qu’ils affirment, en effet, à l’âge adulte. C’est par son intervention auprès d’André Gide qu’est publiée la première plaquette de dessins intitulée "Mitsou" faite par Balthus à quatorze ans illustrant les étapes de sa recherche désespérée de son chat qu’il croyait perdu. Rilke préface et suit de près la fabrication de cette sorte de "bande dessinée". La liaison de Rilke avec Baladine dure environ six ans.

    En 1921, un industriel et mécène de Winterthur, Werner Reinhart, lui achète la tour isolée de Muzot, à Veyras, dont il fait sa résidence.

    Il décède d’une leucémie en 1926 et est inhumé à Rarogne en Valais.

    Photo :

    - Rainer Maria Rilke.

  • La "banalité du mal".

     

    Hanna arendt

    Parmi les journalistes qui ont suivi le procès d'Eichmann figure Hannah Arendt, qui représente le New Yorker.

    Cette philosophe américaine, née en Allemagne dans une famille juive, a eu dans sa jeunesse une liaison discrète et passionnée avec le philosophe Martin Heidegger et témoignera en sa faveur après la Seconde Guerre mondiale, lors des procès en dénazification. Elle accède à la notoriété en 1951 avec son ouvrage "Les origines du totalitarisme", qui fait le lien entre l'antisémitisme moderne et la montée des régimes totalitaires.
    Avide de se confronter charnellement au nazisme qu'elle a placé au centre de sa réflexion, elle arrive à Jérusalem le 10 avril 1961, à la veille de l'ouverture du procès d'Eichmann, et va assister à celui-ci jusqu'au 7 mai 1961, pendant trois brèves semaines. Cela lui suffira. La philosophe publie en 1963 le compte-rendu de ses observations sous le titre : "Eichmann à Jérusalem, Étude sur la banalité du mal", sous la forme de cinq articles dans le New Yorker.
    Hanna Arendt s'attendait, en arrivant à Jérusalem, à rencontrer un monstre. Au contraire de cela, elle découvre un fonctionnaire plutôt borné. Elle en déduit que le mal n'est pas le produit de cerveaux spécialement maléfiques mais de personnages ordinaires, voire de simples bureaucrates comme Eichmann. Autant dire que tout homme est susceptible de basculer dans l'abjection si les circonstances s'y prêtent, pour peu qu'il ait renoncé à faire usage de sa conscience et de son libre-arbitre.
    Malheureusement, les nouveaux témoignages sur les bourreaux nazis tendent à donner raison à Hannah Arendt. Ainsi de la correspondance privée de Himmler avec sa femme, qui révèle un petit bourgeois d'une insondable médiocrité, à mille lieues du tout-puissant maître de la SS.

  • BHL ou comment se rendre ridicule pour la postérité.

     

     

    C’est officiel, le grand philosophe national, l'homme de guerre, l’homme à la chemise blanche, toujours ouverte, vient de virer sa muse, son égérie, son tout. Un vrai risque qu’il ne nous produise plus sa belle littérature foulosophique, lui, spécialiste et grand manitou du botulisme (de Botul pour les profanes). Nous autres "fans", risquons d’être orphelins de cette plume qui mérite depuis belle lurette, un prix Nobel, (comme son illustre Président ami), surtout que cet homme est l’un des grands zélateurs du très grand cinéaste et…iiii., Roman Polanski.
    Vous avez deviné de qui je parle, non ? Mais bien sûr, c’est notre BHL. Le beau "vieux" gosse a déjà emmener sa nouvelle dulcinée dans sa villa de Marrakech et a été aperçu à Nice en sa compagnie, elle, "rêne" du shooping.
    BHL, 62 ans, retrouve donc avec cette Irlandaise, Daphne Guinness, 43 ans, une nouvelle jeunesse. Comme on dit vulgairement, cette femme, est une fashion victime, très mode. Elle est considéré comme la femme vivante la plus…élégante. Fille de l’Irlandais héritier des brasseries Guinness, Lord Moyne, et de la Français Suzanne Lisney ancien mannequin et petite-fille de Diana Mitford, l’aristocrate célèbre dont le second mari fut le fasciste britannique Sir Oswald Mosley, elle et son frère, Sebastian, ont grandi dans des manoirs en Irlande, et pour cause.
    En 1999, elle divorce d’avec Stravos Niarcos, fils du richissime armateur Grec, après lui avoir donné trois enfants (maintenant âgés de 20, 18 et 14ans). mariée à 19 ans, son divorce lui permet d’empocher la coquette somme de ….40 millions de dollars.
    Vous comprenez donc que la pauvre Arielle Dombasle ne faisait pas le poids devant cette héritière qui, elle, ne compte pas vraiment sur le porte-monnaie du richissime Botul et elle serait probablement plus riche avec la société Guinness. Il ira loin ce BHL, malgré son âge.
    Mais finalement parler d’eux en bien ou en mal c’est les faire exister. Ces gens restent ensemble se font mousser ensemble se montrent ensemble pour faire baver la plèbe que nous sommes devant leurs voici et autres du même genre afin de s’enrichir encore plus sur notre dos... Et dire que ce C.., après avoir influencé son ami à intervenir en Libye, il recommence avec la Syrie...

    07 juin 2012

  • La fête des voisins.

     

     

    Super week-end avec une magnifique "fête des voisins" dans une rue d'un petit village franc-comtois.

    07 juin 2012

     

    20120602 204333

  • Une certaine idée.

     

     

    L abbe pierre

    Quelques uns ont une certaine idée de la France, lui avait une certaine idée de l'homme...

    31 mai 2012

  • L'arc en ciel.

     

    243825 1761069582341 1107096797 31631085 2382541 o

    Légende amérindienne de l'arc en ciel.
    Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !
    Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus.
    Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre. La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer.
    Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.
    La pluie prit la parole :
    «Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est le grand esprit qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, uniques et différentes ?
    Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…» 
    Ainsi, chaque fois que le grand esprit envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu'il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité.

    29 mai 2012

  • Le temps.

    le temps

    Le Passé, le dos courbé fouillant ses souvenirs et le Futur les yeux tournés vers l'Avenir conversaient il y a pas si longtemps.
    « Je ne vous comprends pas », disait le Passé. « Vous perdez votre temps ! Où pensez vous allez avec vos rêveries ? Vous n'êtes pas même pas sûr d'être encore là demain. »
    « Peut-être », répondit le Futur, « Mais puis-je vous dire que pour ma part, je trouve votre attitude quelque peu farfelue. Vous vous nourrissez de choses disparues qui ne reviendront plus et de plus, impossibles à changer. Avouez qu'il faut être un peu bizarre pour se complaire ainsi dans un monde désuet et qui, dans bien des cas, est rempli de regrets. »
    Plein de respect envers ses pairs, le Présent avait écouté toute la conversation. « Messieurs », dit-il alors, « Puis-je me permettre d'émettre une opinion ? »
    « Allez-y » dirent le Passé et le Futur pour une fois d'accord. « Vous avez la parole. Nous vous écoutons. »
    Le Présent, calmement énonça ce qui suit : « Mon cher Passé, avec vos souvenirs, il est clair que vous êtes précieux, pour autant bien sûr, qu'ils soient agréables, plaisants et heureux. Quant à vous cher Futur, rêveur plein de projets, il y a une question de mesure : les projets, il en faut, c'est bien évident car ils sont des moteurs d'action, mais ils ne doivent pas cependant entraver le parcours du présent qui lui, a comme mission de vivre intensément chaque minute, chaque heure ou chaque moment. Souvenirs ou projets, ne peuvent en aucun cas museler le Présent ou limiter sa vie, mais bien tout au contraire le rendre plus attrayant accompagné par quelques beaux souvenirs, alors le Présent se vivra pleinement. »

    28 mai 2012

  • Soleil couchant.

    Les ajoncs éclatants, parure du granit,
    dorent l'âpre sommet que le couchant allume ;
    Au loin, brillante encore par sa barre d'écume,
    La mer sans fin commence où la terre finit.

    A mes pieds, c'est la nuit, le silence. Le nid
    Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume;
    Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
    A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.

    Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
    Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
    De pâtres attardés ramenant le bétail.

    L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
    Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
    Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

    José-María de Heredia

  • Bleu.

    Bleu...
    Traditionellement, le symbolisme du bleu et de ses nuances est lié au rapport étroit que le bleu entretient avec le ciel, l'azur, la spiritualité.
    Aujourd'hui le bleu est synonyme de calme, de sérénité, de paix ...
    Mais le bleu c'est aussi l'inspiration, la créativité, le dynamisme ...
    Ce qu'il y a de bien avec le bleu, c'est le vocabulaire : Aigue-marine, azur, céruléen, ciel, cobalt, lapis-lazuli, lavande, indigo, marine, myosotis, outremer, pétrole, sévres, turquoise ... mais aussi le bleu acier, bleu canard, bleu Chardin, bleu de Chine, bleu de méthyléne, bleu de nuit, bleu de Prusse, bleu Nattier ...
    Mais l'un des bleus les plus bleus de chez bleu c'est l'IKB: "International Klein Blue" breveté par Yves Klein en 1960 : un outremer unique, saturé et lumineux .
    On trouve le bleu partout, en particulier dans les vêtements qui ont vu le triomphe d'une couleur qui ne se fait pas remarquer, d'un bleu universel, délavé, usé par la pierre, celui des blue-jeans qui exprime un désir de se fondre dans l'anonymat égalitaire tout en faisant preuve d'individualisme.
    Mais il y a un domaine où il a échoué; c'est l'alimentation , le bleu ne se mange pas.
    Paradoxalement, le bleu semble être la couleur de la mélancolie, comme dans "avoir des bleus à l'âme " ou " avoir le blues ".
    Le blues, cette forme musicale d'origine populaire noire américaine , couleur de la douleur et de la révolte...

    25 mai 2012

  • Mots pour meaux.

    mots pour meaux

    Néologismes flamboyants de nos socio-politologues qui ont inventé la "supportabilité"...
    Vous n'aviez sans doute jamais pensé à l'insupportabilité des choses de la vie. Voyez maintenant comme ce vocable vous éclaire!
    "Au commencement était le verbe" un mot devrait être porteur d'une idée. Il semble que dans certaines néo-professions, à contrario, à partir d'un concept bien connu et déjà correctement défini, on invente tout un vocabulaire, en général inharmonieux, sensé promettre une analyse plus spécialisée.
    La crise que vit actuellement l'Europe est pour beaucoup, dans ses conséquences, à la limite du supportable.
    Cela parait clair, non ? Mais la phrase ne fait pas pro. "J'accuse" les faiseurs d'embrouilles, les amateurs de cheveux en quatre, et autres inventeurs de fil à couper le beurre de noyer les poissons de vérités qui ne sont pas bonnes à dire... et/ou leur incompétence.
    Avec cette multiplication de lieux communs, clairs comme de l'eau de roche (encore un) mais qui constituent chez les" bonnes gens" un code intelligible, j'ai purgé mon humeur et prouvé, en ouvrant la discussion lexicologique, mon extrême "bravitude" ! Oups...

    24 mai 2012

  • La beauté et l'imaginaire.

    Vassili Kandinsky

    "Est beau ce qui procède d'une nécessité intérieure de l'âme. Est beau ce qui est beau intérieurement."Vassili Kandinsky

    Parfois les rêves deviennent réalité, je crois à cette puissance de l'imaginaire, du désir aussi. Il y a une sorte de griserie à cet exercice, cette pratique de l'imagination, sans doute ce que doit ressentir un artiste, un romancier qui construit une histoire, un peintre qui élabore son tableau, le musicien ou le parolier d'une chanson, mais aussi finalement tous autant que nous sommes nous pouvons faire appel à cette capacité imaginative si enivrante et énergisante pour peu qu'elle ne s'engouffre pas dans la noirceur et les ténèbres. Dans ce sens là aussi, ça marche bien !

    23 mai 2012

  • Pierre Schoendoerffer (1927- 2012)

    Pierre Schoendoerffer

    Ce visage de svelte et juvénile officier incarné par Jacques Perrin dans la 317 ème Section (1965), le premier chef-d’oeuvre cinématographique de Pierre Schoendoerffer (1927- 2012), son film fondateur, inspiré par son expérience indochinoise, traverse les siècles. Il est le visage européen du soldat éternel, héritier des héros de l’Antiquité et du Moyen Age, guerrier endurci et pudique, mais aussi souffrant et fragile, témoignant d’une sorte de vertu sacrificielle. Héros mais pas surhomme. Il nous parle fraternellement. Cameraman de l’armée française en Indochine, « rapporteur de guerre », documentariste, romancier, cinéaste, Pierre Schoendoerffer, qui vient de disparaître, laisse une oeuvre unique. Les guerres d’Indochine et d’Algérie en constituent, pour l’essentiel, la toile de fond. Il les a filmées comme personne, à hauteur humaine, sans pathos, sans idéologie. Sur cette toile, il a composé un chant douloureux et lumineux à la mémoire d’hommes devenus des réprouvés, et voués à la solitude, pour être restés fidèles aux valeurs et aux rêves de leur enfance dans un monde occidental gangrené par l’utilitarisme marchand.
    Signe étrange du destin : Pierre Schoendoerffer s’est éteint le 14 mars à six heures du matin. Soit – au jour et à l’heure près – cinquante-huit ans, exactement, après que les premiers soldats français commençaient à tomber dans la cuvette de Diên Biên Phu. Il est de notre devoir de lui rendre hommage.
    Étroitement associé à l’oeuvre du cinéaste depuis la 317e Section, Jacques Perrin demeure celui qui, avec Bruno Cremer, incarna de façon emblématique la figure du héros selon Schoendoerffer.

    23 mai 2012

  • Le coeur.

    moi au sahara

    Il me revient en mémoire un poème touareg que mon conducteur m'avait appris et que j'avais précieusement gardé en voici la transcription :

    "Notre écriture à nous, au Hoggar,
    est une écriture de nomades
    parce qu'elle est tout en bâtons
    qui sont les jambes de tous les troupeaux.
    Jambes d'hommes, jambes de méhara,
    de zébus, de gazelles,
    tout ce qui parcourt le désert.
    Et puis les croix disent si tu vas à droite
    ou à gauche. Et les points, tu vois, il y a
    beaucoup de points. Ce sont les étoiles
    pour nous conduire la nuit, parce que nous,
    les Sahariens,
    nous ne connaissons que la route,
    la route qui a pour guide, tour à tour,
    le soleil et puis les étoiles.
    Et nous partons de notre coeur,
    et nous tournons autour de lui
    en cercles de plus en plus grands,
    pour enlacer les autres coeurs
    dans un cercle de vie, comme l'horizon
    autour de ton troupeau et de toi-même."

    22 mai 2012

  • Le regard.

    regard

    " La parole ne suffit pas à faire d'un homme ce qu'il n'est pas..."

    proverbe touareg

    22 mai 2012

  • Paul Eluard - La Liberté

    Les poètes... les poètes sont des visionnaires, cette liberté que nous attendons tous est écrite partout, mais elle n'est, pour l'instant, qu'un mot sans aucune signification pour beaucoup.

    21 mai 2012

  • Charlie Chaplin - La vie.

    La vie ( texte écrit par Charles Spencer Chaplin). Ce texte me touche parce qu'il est écrit en mots simples et humbles et qu'il est si proche de nos chemins de vie. Un véritable hymne à la vie est une petite merveille de nostalgie, de tendresse, d'humilité et de joie aussi.

  • Une femme tenait un bébé.

    bébé

    Une femme tenait un bébé contre son sein dit, parlez-nous des Enfants. Khalil Gibran lui répondit :
    Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous. 
    Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées. Car ils ont leurs propres pensées. 
    Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes. Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. 
    Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image. Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier. 
    Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes. L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin. 
    Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie. 
    Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.

    21 mai 2012

  • Fischer Dieskau

    Une des grandes voix de la musique classique vient de s’éteindre. Né en Allemagne en 1925 et détecté à l’adolescence comme un surdoué du chant, Dietrich Fischer-Dieskau commence à donner des concerts en pleine Seconde Guerre mondiale, mais c’est dans les années 1950 qu’il acquiert une dimension internationale. Il était un spécialiste de Schubert, et du lied, un morceau mêlant voix et piano, notamment celui intitulé le Roi des Aulnes.

    18 mai 2012