MOI - ICH

Bienvenue dans mon nouveau chez moi !

Il m'aura fallu le temps de me décider, le temps de retrouver l'envie (un peu aussi...) d'écrire, de raconter, le temps de prendre le temps...

Voilà donc ce blog que j'aurais du commencer il y a presque deux ans alors que je quittais la France pour m'installer en Allemagne.

* * *

Ce n'est donc pas...

... un blog politique, mon avis, ce que je pense, ce que je crois, mon opinion.

Mais c'est...

...ce que je vois, ce qu'on me demande, ce qui me pose problème, ce dont je me souviens.

Donc,

les aimables visiteurs peuvent attaquer les faits mais pas la personne, les idées mais pas l'homme, les fautes d'orthographes mais pas mon clavier....

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La liberté.

la chaine

La liberté consiste à faire tout ce que permet la longueur de la chaîne...

27 mars 2012

Citation de PHUNG THI LE LY HAYSLIP.

tableau

"Quand nous résistons à notre destin nous souffrons, quand nous l'acceptons, nous sommes heureux. Nous avons tout le temps du monde. Nous avons l'éternité pour refaire les mêmes erreurs. Mais il suffit de corriger une fois notre erreur pour entendre enfin le chant de la raison, qui brisera pour toujours l'enchaînement des vengeances.
Ecoute-le, il est dans ton cœur. C'est le chant qui s'élève de ton esprit depuis l'instant de ta naissance.
Si les moines disaient vrai et que rien n'arrive sans cause. Alors le but de la souffrance et de nous rapprocher de Dieu, de nous apprendre à être fort quand nous sommes faibles, à être courageux quand nous avons peur, à être sage quand tout est confusion et à laisser s'enfuir ce que nous ne pouvons retenir. Les seules victoires qui durent se gagnent dans les cœurs et non dans tel ou tel pays".

Les Lumières ont fini par s’éteindre au Caire.

le caire

On oublie souvent que Napoléon BONAPARTE, grand lecteur de ROUSSEAU, était un homme des Lumières. Et on ne risque pas de s’en souvenir longtemps, étant donné que l’Empereur a pratiquement disparu des programmes d’histoire. Bonaparte était un véritable esprit scientifique, curieux de tout, si bien qu’il prend l’habitude, dès la campagne d’Italie, de se faire accompagner de savants.
En mars 1798, le Directoire commence à s’inquiéter de la popularité de Bonaparte après la campagne victorieuse d’Italie. TALLEYRAND décide alors de l’éloigner en l’envoyant en Égypte, pour couper la route des Indes aux Anglais. L’expédition a aussi une vocation scientifique : une Commission de 151 savants, parmi lesquels MONGE et BERTHOLLET, embarque le 19 mai avec une armée composée de 36000 soldats et 2500 officiers.
Le 21 juillet, Bonaparte écrase les Mamelouks à la bataille des Pyramides et entre au Caire le 24 juillet. Une semaine plus tard, il s’inspire de l’Institut de France pour créer l’Institut d’Égypte. Sous la présidence de Monge, les savants, chargés d’étudier l’Égypte, s’organisent en plusieurs sections : mathématiques, physique et histoire naturelle, économie politique, littérature et arts. Après l’écrasement de la flotte française par NELSON le 2 août dans la rade d’Aboukir, la campagne militaire tourne à l’échec mais cela n’empêche pas les savants et les ingénieurs de mener à bien leurs travaux. Tout les a intéressés : les antiquités, mais aussi l’architecture, la langue, les structures sociales, l’état sanitaire, le régime des eaux, la musique, l’artisanat, l’industrie, la topographie et même la minéralogie… L’hiver 1798-1799 se passe en explorations diverses, en Basse Egypte et autour du Caire, mais aussi en réalisations pratiques : création d’une imprimerie, qui fonctionnera avec les caractères arabes pris au Vatican lors de la campagne d’Italie, création d’un hôpital, mise en place d’ateliers de mécaniques, le tout nécessaire au bon fonctionnement de l’armée française et de la commission, mais aussi moyen d’introduire de nouvelles techniques au service des Égyptiens. Les savants reviennent d’Égypte en 1802. CHAPTAL, qui est alors ministre de l’intérieur, les invite à publier tout le matériel scientifique de l’expédition: l’Empereur souhaite en faire une Encyclopédie égyptienne. Les premiers volumes paraissent en 1809. Plus tard, captif à Sainte-Hélène, Napoléon se préoccupe de savoir si la publication est terminée. En fait, il meurt en 1821 et l’ouvrage n’est achevé qu’en 1823. Il s’intitule “Description de l’Egypte ou Recueil des observations et recherches qui ont été faites en Egypte pendant l’expédition française“: outre 9 volumes de texte, il comporte 10 volumes de planches: 5 consacrés à l’Antiquité, 2 à l’État moderne et 3 à l’Histoire naturelle, soit un total de 974 planches, réellement magnifiques, dont 74 en couleur, auxquelles il faut ajouter un splendide atlas cartographique.
Au Caire, situé non loin de la place Tahrir, l’Institut d’Égypte avait survécu au temps. Il a été incendié lors des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Le bâtiment actuel, qui abritait quelques 200000 ouvrages, certains rarissimes, a été détruit. Les volumes de l’édition originale de la Description de l’Égypte sont partis en fumée.
Décidément, après la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, en 642, il ne fait pas bon être une bibliothèque en Égypte. Quant au Printemps arabe, qui fait tant bander les pauvres lecteurs du Nouvel Obs, nous en reparlerons bientôt.

22 mars 2012

Une carte

carte

Sur cette carte, publiée en 1730 en Allemagne par Gottfried HENSEL, et qui est sans doute l’une des premières cartes linguistiques, les différentes langues européennes sont signalées par la traduction du premier verset du Notre Père.

21 mars 2012

la lettre

lettre

La lettre qui fait l'image. Magnifique calligramme ! Une belle idée d'écriture...

Interdit au moins de 18 ans.

fleur

Pas facile de parler de ça. 
C'est caché, c'est tout petit, c'est tabou. 
Alors forcément, ça passionne, ça tarabuste. On chuchote..... 
Ce mystère est si grandiose que les plus obscurantistes s'en terrifient et tranchent. Définitivement. A coup de couteau. Barbarie stupide. Cruauté bien humaine. Anéantissement d'une si jolie chose. 
Ignorons cette immonde bêtise et ouvrons les yeux sur cette merveille : La petite clé de paradis.
Mignon petit mot venu du grec, évoquant la clé (qui sonne d'ailleurs un peu pareil).
Petite clé du paradis, c'est aussi le nom de la fille de Myrmidon ( de Myrmex: fourmi), si petite que Zeus dut se transformer en fourmi pour l'honorer. Quel coquin, tout de même ce Zeus !
Enfin... ouvrir les yeux, c'est une façon de parler, parce que c'est difficile à voir, une petite clé de paradis.
D'ailleurs, si les petits garçons ne peuvent pas ignorer l'existence de leur anatomie triomphante, les petites filles vivent dans l'ignorance totale de la leur. 
Ensuite, rien n'est gagné : elles se découvrent par hasard, si toutefois, elles ont cette chance. C'est mieux qu'une aventure. Une quête. Le Saint Graal, à côté, c'est une plaisanterie. Une petite clé de paradis, ça se mérite. Ça se débusque. 
Et pour ça, il faut naviguer dans le silence et passer outre toutes les hontes qu'on leur fourre dans la tête, aux petites filles. Il est entendu qu'une gamine ne se touche pas. C'est mal. 
Il est clair aussi que sa sexualité se résume encore bien souvent à la procréation. Son plaisir, l'orgasme, tout ça, ça sent le souffre. Des fioritures gênantes. 
Une fois plus grande, ses hormones bienfaitrices sont là, heureusement, pour l'aider à passer outre. Mais encore faut-il oser et viser juste. 
Allez vous y retrouver dans toutes ces draperies nacrées... C'est certes charmant, mais assez indéchiffrable.
La petite clé de paradis, en plus de jouer à cache-cache, ne sert qu'au plaisir. Double tabou. Comme le plaisir féminin n'est pas vraiment en odeur de sainteté, on reste muet sur la question. Voile pudique. Silences gênés. C'est pourtant un privilège, que les femmes disposent d'un outil destiné à leur seul plaisir. Et quel outil ! 
Quiconque sait apprivoiser l'objet mystérieux en découvre mille facettes. Mille surprises chatoyantes. Comme la lumière après une pluie d'orage, les variations en sont infinies. Du murmure tenu, un flutiau au fond des bois, à un déferlement brutal et répété, comme une décharge d'arme de guerre... tout est possible. Illimité. 
Les hommes n'ont pas cette capacité : leur plaisir à eux est limité, fini !
Celui des femmes ne l'est pas. 
Nous, la gente masculine en sommes-nous extasiés ou jaloux ? Ou effrayés ? 
De plus, c'est extrêmement joli, une petite clé de paradis. 
Regardez : les plantes elles-mêmes ne peuvent pas s'empêcher de le copier.
Mais au fait, quel est son véritable nom déjà plus ?
19 mars 2012

Libye

Ce n'est demain la veille que ce pays va être stabilisé .. 
Ah il est beau le printemps Arabe en Lybie!! merci BHL ! Il peut être fier de lui . A ce sujet, il faudrait lui rappeler qu'à une certaine époque pas si lointaine, de véritables intellectuels prenaient les armes à la main pour que leurs actes "collent" à leurs idées (Guerre d'Espagne). Vous êtes très loin, monsieur Levy, d'un André Malraux.
Pour en revenir aux actions des amis de BHL, ils s'en prennent aux tombes chrétiennes et juives.
Comme pour la dernière guerre, tant qu'on ne touche pas à notre baguette, à notre beefsteak, la France et même l'Europe préférent ne rien voir ni entendre de ce qui arrive à grand pas.
BHL a remplacé un fou par d'autres encore plus tarés.
Pour ceux qui en doutaient encore, voici le Printemps arabe dans toute sa vérité, c'est le Printemps de l'Islam, malgré sa morgue et sa suffisance.

19 mars 2012

Désolé… J'arrive de nouveau pas à résister !…

hollande

ça me démange trop !
Comme je vous l'avais déjà précisé pour notre président, je fais également un prurit hollandeantipathique à tendance érytheme-féchié. 
La preuve : François Hollande et Ahmed Ben Bella, une amitié particulière ?
J'ai souvent ironisé sur les supposées amitiés particulières de Nicolas Sarkozy avec certains dictateurs. C'est vrai, par exemple, ne reçut-il pas Kadhafi à l'Elysée ? La gauche en fit ses choux gras. Mais que savons-nous des amitiés particulières de François Hollande, le peut-être futur président de la République ? Pas grand chose. Si ce n'est, par exemple, cette photo étrangement passée inaperçue...
Parce que François Hollande reçu en grande pompe chez Ben Bella, ça le fait aussi, non ? Comment, vous ne savez pas qui est Ahmed Ben Bella ? Et bien renseignez-vous. Il est entre autre chose: ex-braqueur de banque, co-fondateur du FLN de sinistre mémoire pour les pieds-noirs et anciens d'Algérie, récipiendaire distingué du non moins distingué "Prix Kadhafi" pour les Droits de l'Homme (sic), partisan d'une intégration "démocratique" du FIS, celui qui déclare que les révolutions arabes doivent se limiter à un simple "dépoussiérage " etc, etc, etc... Bref un sacré personnage, si impressionnant qu'Hollande tout subjugué déclara le plus simplement du monde: " C'est toujours émouvant de voir l'Histoire, et Ben Bella c'est l'histoire ! ". J'en connais quelques uns qui devraient apprécier...

19 mars 2012

La situation "extérieure" et notre état "intérieur".

pluie

Peut-être connaissez-vous déjà cette histoire chinoise (véridique) qui, à l'encontre de la pensée occidentale, établit un rapport de "miroir" entre les conditions météorologiques... c'est-à-dire la situation "extérieure" et notre état "intérieur".
C-G Jung (psychanalyste) la racontait très souvent...
Son ami Richard Wilhelm (sinologue) se promenait en Chine dans les années 30,
dans un village qui souffrait d'une intense sécheresse. Toutes les incantations possibles avaient été faites pour y mettre fin, mais rien n'avait marché et les habitants étaient désespérés.
Le seul choix qui restait était d'aller chercher dans un autre village un « faiseur de pluie ». Cela fascinait Richard Wilhelm, mobilisé pour ramener le vieil homme, qui arriva dans une calèche. Celui-ci respira un peu l'air ambiant , puis demanda qu'on lui trouve une maisonnette aux confins du village. Il insista pour qu'on ne le dérange aucunement et qu'on lui laisse la nourriture sur les escaliers de la maison.
Personne n'eut de ses nouvelles pendant trois jours, puis une pluie mêlée de neige se mit à tomber sur le village, ce qui était exceptionnel pour la saison.
Wilhelm, très impressionné, s'approcha du vieil homme qui était sorti de sa réclusion.
- Ainsi vous pouvez faire tomber la pluie ? demanda-t-il .
- Bien sûr que non... répondit l'homme.
- Mais il y avait une sécheresse persistante jusqu'à ce que vous veniez, objecta Wilhem, et puis vous arrivez et il pleut...
- Oh, répondit l'homme, il s'agit de quelque chose de très différent. Vous voyez, je viens d'une région où tout est ordonné. Il pleut quand il doit pleuvoir et tout arrive quand c'est nécessaire. L'harmonie règne entre les gens et en eux. Mais ce n'était pas le cas des gens d'ici. Ils étaient tous hors du Tao et hors d'eux-mêmes. J'ai été immédiatement contaminé quand je suis arrivé ici, donc j'ai dû m'éloigner pour me remettre dans le Tao, alors il a plu.
18 mars 2012

Anatomie et art.

les yeux

Un même sens mais trois opérations différentes :
Voir est une simple opération de l'oeil.
Observer est une opération de l'esprit.
Contempler, c'est l'opération de l'âme.
Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l'art.

18 mars 2012

Une constance !

versatilité

Constance de l’infidélité
Constance de la déloyauté
Constance de la mesquinerie
Constance du cynisme
Constance de la moquerie
Constance de la trahison
Constance de la pleutrerie
Constance de l’arrivisme
Constance des arrangements douteux
Constance de la manipulation
Constance du resquillage
Constance du crime organisé
Constance de « après moi le déluge »
Et dire que l’humanité se pense "Évoluée".
16 mars 2012

Désolé… J'arrive pas à résister !…

sarko

ça me démange trop !
J'ai un prurit sarkoloantipathique
à tendance érytheme-féchié.
D'un autre côté, j'en ai autant pour l'autre...

16 mars 2012

Le crabe tambour s'en est allé.

Pierre

Pierre Schoendoerffer a 24 ans lorsqu’il s’engage pour l’Indochine. Aventurier dans l’âme, il a vu dans ce conflit l’occasion de s’évader de métropole et de se former dans un domaine qui l’intrigue et le passionne : le cinéma. Il choisit donc de s’enrôler au sein du Service cinématographique des armées (SCA) et devient opérateur militaire, partageant la vie de terrain du corps expéditionnaire d’Extrême-Orient. « Il tenait sa caméra comme une mitraillette ». Fait prisonnier à Diên Biên Phu, Pierre Schoendoerffer survit au conflit, mais se sait à jamais lié à ses camarades de combat. « Sensible, il a gardé de cette expérience un souvenir extrêmement précis, aussi bien de la guerre elle-même que du comportement des hommes qui la faisaient » : « J’ai été un des leurs. Bien que correspondant de guerre, je n’étais pas un observateur impartial et glacé. J’ai vécu avec eux ; je me suis battu avec eux, maintenant j’ai pris du recul mais je garde une sympathie pour mes anciens compagnons ».
Ecrivain et cinéaste, Pierre Schoendoerffer est donc mort à 83 ans. Auteur de la "317è section", du "Crabe Tambour", de "l'Adieu au roi"... l'homme avait arpenté les terrains des guerres coloniales françaises, Indochine, Algérie, Maroc. Il en avait tiré des romans puis des films. Son regard sur la guerre a marqué ses pairs. Ainsi de Coppola et d'Apocalypse now. Son scénariste John Milius ne cachait pas son admiration pour "l'Adieu au roi" (Prix Interallié) et disait volontiers que le scénario d'Apocalypse now lui devait beaucoup. Milius tournera lui-même l'adaptation de "l'Adieu au roi". 
La guerre d'Algérie: "le Crabe Tambour"; l'Indochine: "la 317è section", "Dien Bien Phu"... Toute son oeuvre est consacrée à ce que la guerre provoque chez les gens, en bien, en folie, en courage, en posture. 
Il écrivait, il réalisait. Pierre Schoendoerffer est mort.
14 mars 2012

La "Loreleï "

Loreleï est une jeune fille qui, assise sur le rocher du même nom, chante magnifiquement. Les marins passent en bateaux et l'entendent. Ils sont comme envoutés par ce chant si beau, si mélodieux, qu'ils en oublient les courants du Rhin et chavirent.
À l’origine, la Loreleï a été conçue pour symboliser l’amour passionnel dans la littérature : dans une ballade (Zu Bacharach am Rheine..., 1801) du poète rhénan Clemens Brentano, la Lorelei apparut d’abord comme le nom d’une femme. Laure Lay a été trompée par son amant. Sur le chemin du cloître, elle veut jeter un dernier regard du rocher sur son château. Alors qu’elle pense voir un bateau s’éloigner, elle tombe dans le fleuve.
Brentano a écrit plusieurs variations du thème de la Loreleï. Le motif d’une femme blonde et malheureuse qui se peigne sur un rocher, apparaît pour la première fois dans son conte rhénan à partir de 1810.
Plus tard, elle passa d’un fantôme à une femme fatale. À la fin du xixe et au début du xxe siècle, elle prit pour quelques poètes la fonction de symbole national, semblable aux Valkyries. La littérature du xxe siècle se détourna de cette interprétation. Elle apparait sous de nombreuses formes dont certaines sont ironiques, et perpétue ainsi le mythe de la Lorelei.
En France, elle est surtout connue à travers le poème de Guillaume Apollinaire, La Loreley que l'on retrouve dans le recueil Alcools et qui est en fait une traduction/adaptation du poème de Brentano, ou encore dans Lorely de Gérard Labrunie dit Gérard de Nerval lors du récit de son voyage sur les bords du Rhin. Alors que pour d'autres, plus intéressés par la musique que par la littérature, Lorelei, la fée du Rhin, sera évoquée à travers des chansons comme Lorelei Sebasto Cha de Hubert Félix Thiéfaine, Laura Lorelei de Jacques Higelin, Loreley du groupe allemand Dschinghis Khan, When Mermaids Cry de Eagle Eye Cherry, mais également par des artistes tels que The Pogues, Cocteau Twins, Theatre of Tragedy, Styx... Dans un autre registre, Roger Leloup, l'auteur belge de bandes dessinées, y fait de nombreuses références dans le deuxième album de Yoko Tsuno : L'Orgue du diable. Le groupe Scorpions en a tiré le titre du même nom dans son album Sting in the Tail lorelei est allemande...

7 mars 2012

Nos racines sont dans l’enfance.

 Entrelacées parmi les ombres
Dans les noirs qui rythment la lumière,
Dans les rouges couleurs de nos angoisses,
Dans les mots qui ne sont pas à dire, ceux qu’on garde,
Habités d’inextricable.
Nos racines sont dans les voix
Dans les odeurs
Elles nous renvoient vers les parfums d’herbe et de lait
Vers les saveurs du sel et du miel
Nos racines sont dans les rêves que l’on démêle
Dans nos projets nos utopies
Je viens d’où je vais empêtrée de moi-même
Chemin Aléatoire pris dans les signes du hasard
Et l’évidence de la pierre
Etre…organiser son envol.

7 mars 2012

Et si les "serviteurs" de l'Etat s'inspiraient du modèle allemand ?

Modèle allemand pour tous : là aussi il faut remplacer un fonctionnaire sur deux. « En temps de crise, il faut un gouvernement resserré », clamait le chef de l’Etat (le 6 février dernier), qui prise l’exigence allemande mais ne l’applique ni à lui-même ni à ses ministres.
La chancelière travaille avec ses 8 ministres ; à Paris, ils sont 25 plus 9 secrétaires d’Etat…
Le soir après son « boulot », Mme Merkel (comme chacun de ses 8 ministres) rentre dans son appartement, dont elle paie le loyer et les factures d’eau et d’électricité. Mr Sarkozy se pavane à nos frais à l’Elysée, Mr Fillon se détend quant à lui dans son logis de fonction (309,72 m²) à Matignon, tandis que ses collègues regagnent en limousine (avec gardes du corps), les hôtels particuliers que la République met généreusement à leur disposition.
Quelques 900 personnes (pour une grande partie, des amis et les amis des amis) travaillent à la présidence de la République : un peu plus de 300 à la chancellerie allemande.
Le parc automobile de l’Elysée : 121 voitures, 37 à la chancellerie.
En Allemagne, le gouvernement se déplace systématiquement en train ou sur des lignes aériennes régulières… En France, nous avons, un Airbus A330-200, 2 Falcon 7x, 2 Falcon 900, 2 Falcon 50, 3 hélicoptères, etc…
Mme Merkel gagne 15830 € et gère 36,4 millions d’euros pour les dépenses de la chancellerie ; Mr Sarkozy gagne 21026 € et le budget de l’Elysée culmine à 113 millions d’euros.
Effectivement, il faut copier ce qui va le mieux chez nos voisins : on commence quand ?
5 mars 2012

Encore une question de lumière, d'exposition...

Encore une question de lumière, d'exposition...
Notre société a pris la mauvaise habitude de ne reconnaître, de ne glorifier, que ce qui est exposé, surexposé, trop souvent...
Pourtant.
Si on revient, à l'individu, une ou un de ceux et celles qui constituent cette société, on ne peut que constater qu'il ou elle n'est vraiment lui-même que hors des lumières, dans le quotidien, au jour le jour.
Tout ceci pour dire, que si la lumière éclaire, elle peut aussi éteindre.
4 mars 2012

J'aime le bleu, pourquoi ?

J'aime le bleu, pourquoi ? 

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Si vous prenez un bleu à ses diverses nuances, de la plus foncée à la plus claire, ce sera toujours du bleu, alors que le jaune noircit dans les ombres et s’éteint dans les clairs, que le rouge foncé devient brun et que, dilué dans le blanc, ce n’est plus du rouge, mais une autre couleur : le rose...

Le temps.

Le temps.

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Tu es le seul à savoir combien d’années tu vas m’accompagner.
Si loin et puis si proche, tu as tous les visages, celui de mes habitudes, celui de mes fulgurances, celui de mes espoirs et de mes souvenirs perdus à tout jamais.
Tu as tous les pouvoirs, je suis sous dépendance. 
Parfois tu t’étires paresseusement, te jouant de mes impatiences, d’autres fois, tu vas trop vite et c’est moi qui te poursuis.
Tu décides de mes rythmes, de la longueur de mes ennuis, de celle de mes attentes.
Tu décides de mes saisons entre soleil et pluie.
Tu décides de mes rides comme une maîtresse jalouse, tu as pris ma jeunesse...
Tu bouscules mes repères, troubles mes certitudes. Le temps des premiers pas, il est souvent trop tard, tout commence avec toi et tout finit par toi.
Pourtant, je sais que tu es le seul à qui je resterai fidèle car m’affranchir de toi serait.... mourir !

Les yeux, le regard !

Les yeux, le regard !

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Ces yeux, où la prunelle monte la garde pour protéger le visage contre l’indiscrétion
malveillante et la curiosité qui s’agriffe…
Ces flots mouvants qui ondulent entre le bord des paupières et l’extrémité des cils,
comme ceux des étangs qui s’expriment par le murmure des vagues et des peupliers alentour.
Les yeux… Ne sont-ils pas pour toi un objet de stupéfaction ?
Les yeux couleur de cendre, avec leurs rêves,
les yeux couleur de ciel, avec leur illuminations,
les yeux couleur de miel, avec leurs friandises,
les yeux couleur du café, avec leur force attirante,
les yeux qui recueillent avec soin la force et la douceur contenues dans tout ce qui les entoure.
Tous les yeux, ceux qui te rappellent la limpidité du ciel, et 
ceux où fait halte et se repose la profondeur des mers, 
ceux qui te montrent en eux les déserts et leurs mirages, 
ceux qui te transportent en rêve dans un royaume éthéré fait tout entier de beauté,
ceux dans lesquels passent des nuages zébrés d’éclairs, chargés de pluie,
ceux dont ton regard ne peut se détacher sans chercher aussitôt où se trouve le grain de beauté sur la joue, les yeux étroits, arrondis, les yeux en forme d’amande allongée,
ceux qui s’enfoncent dans leur orbite à force d’approfondir les mots et de réfléchir leur sens,
ceux dont la vision est vaste et le mouvement retenu,
ceux dont les paupières couvent la flamme d’un mouvement calme, comme déploient leurs ailes les oiseaux blancs des lacs du Nord,
ceux dont les langues de feu vertes tournoient comme autant de vrilles prêtes à s’enfoncer dans les coeurs fascinés, et d’autres, d’autres, d’autres encore.
Les yeux qui s’émeuvent,
les yeux qui méditent,
les yeux qui savourent,
les yeux qui cèdent à la pitié, et ceux où établissent leur camp de guerre haines secrètes et colères, et ceux dont les eaux troublent multiplient les secrets…
Lève-toi, va vers ton miroir, penche-toi sur ces deux lacs pleins de sortilèges.
Les avais-tu seulement étudiés avant ce jour ?…
Si tu veux me connaître, moi, l’inconnu, observe donc mieux tes prunelles.
Ton regard me retrouvera, malgré toi, dans ton regard.