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    • Christian LESTEL
    • Wannweil
  • Poésie du soir.

    Poésie du soir avec... "Le printemps" de Georges de Scudéry.

    Enfin la belle Aurore, a tant versé de pleurs,
    Que l’aimable Printemps nous fait revoir ses charmes ;
    Il peint en sa faveur, les herbes et les fleurs,
    Et tout ce riche Émail, est l’effet de ses larmes.

    Cibèle que l’Hiver accablait de douleurs,
    Et qui souffrait des vents les insolents vacarmes ;
    Mêle parmi ses Tours, les plus vives couleurs,
    Et triomphe à la fin par ces brillantes Armes.

    Les Roses et les Lis, d’un merveilleux éclat,
    Confondent la blancheur, au beau lustre incarnat ;
    La Tulipe changeante, étale sa peinture :

    Le Narcisse agréable, à l’Anémone est joint ;
    Bref, tout se rajeunit ; tout change en la Nature ;
    Mais superbe Philis, mon sort ne change point.

    Biographie :

    Georges de Scudéry, né le 11 avril 1601 au Havre et mort le 14 mai 1667 à Paris, est un romancier et dramaturge français.

    Il était d’une famille noble provençale d’Apt qui se prétendait d’origine sicilienne. Son aïeul et son père avaient suivi la carrière des armes, et celui-ci avait rempli la charge de lieutenant du roi au Havre. Resté orphelin et presque sans fortune, vers l’âge de douze ans, il fut recueilli avec sa sœur Madeleine par un oncle riche.

    Après avoir achevé ses études, il entra au service, fit partie de l’armée du duc de Savoie puis de Louis XIII, et se signala, à l’en croire, sur terre et sur mer. À l’âge de trente ans, il avait un régiment. Il quitta l’état militaire pour se livrer tout entier à la littérature. Pendant un séjour qu’il fit dans le midi, il avait connu le poète Théophile de Viau : en 1632, il publia une édition de ses Œuvres, avec une préface pleine de rodomontades, où il prend sa défense contre ses ennemis.

    Dès ses premiers écrits, Scudéry se révéla comme un matamore littéraire, d’une vanité puérile et d’une réjouissante outrecuidance, qui fait sans cesse allusion à la noblesse de sa maison, à ses exploits militaires, et se pose sans cesse en gentilhomme et en capitaine qui déroge en consentant à écrire : "S’il se rencontre quelque extravagant, dit-il dans la préface de Théophile, qui juge que j’offence sa gloire imaginaire, pour luy montrer que je le crains autant comme je l’estime, je veux qu’il sçache que je m’apelle — De Scudéry".

    Dans la préface de Lygdamon et Lydias, son premier ouvrage dramatique, il écrit : "Ces vers que je t’offre sont sinon bien faits, du moins composez avec peu de peine… J’ay passé plus d’années parmy les armes que dans mon cabinet et beaucoup plus usé de mèches en harquehuse qu’en chandelle, de sorte que je sçay mieux ranger les soldats que les paroles, et mieux quarrer les bataillons que les périodes".

    Ce ton avantageux et soldatesque, cette présomption de Scudéry, jointe à cette fertilité ont été cruellement raillés par Nicolas Boileau dans des vers célèbres. Le besoin, ainsi que les succès qu’il obtenait, le poussèrent à une production incessante, surtout au théâtre.

    Il avait soin de dédier ses œuvres aux personnages les plus considérables, particulièrement à Richelieu. Ce fut lui qui donna le signal de la levée de boucliers contre Corneille après la représentation du Cid. Bien que lié d’amitié avec le poète, il publia, sous le voile de l’anonyme, des "Observations" (1637), auxquelles Corneille répondit par "l’Examen à Ariste", puis par une "Lettre apologétique".

    Piqué au vif, Scudéry provoqua, dans sa "Lettre à l’illustre Académie", l’examen de la tragédie attaquée à ce corps savant. Non content d’avoir réussi dans son projet, il essaya d’opposer au "Cid" une de ses propres pièces, "l’Amour tyrannique", et son ami Sarrasin supplia vainement l’Académie de prouver que c’était le chef-d’œuvre de la scène française.

    Il bénéficiera longtemps de la protection du cardinal de Richelieu et, après la disparition du ministre, il adopte une prudente neutralité à l’égard du cardinal Mazarin, qui le nomme gouverneur du fort de Notre-Dame-de-la-Garde, forteresse située près de Marseille (1644-1647) et lui confère un brevet de capitaine des galères, charge purement honorifique quoique lucrative. Il partit pour son poste avec sa sœur cadette Madeleine, et n’eut rien de plus pressé que de chanter sa forteresse en vers ampoulés, qui contrastent singulièrement avec la description railleuse qu’en firent Chapelle et Bachaumont. Mais il la quitta quelques années plus tard, faute de ressources suffisantes pour entretenir et payer ses soldats. Son recueil poétique "Le Cabinet de M. de Scudéry" (Paris: A. Courbé, 1646), qui décrit une collection imaginaire de tableaux, dessins et gravures, date de ces années marseillaises et présente son auteur comme un grand amateur d’art et un véritable précurseur de la critique d’art.

    Revenu à Paris, au moment de la Fronde, il s’attacha au parti du Grand Condé et fut exilé en Normandie. Il publia des "Poésies diverses" (Paris, 1649, in-4°), puis à la mort de Vaugelas, il parvint, grâce à ses protecteurs, à se faire élire à l’Académie, en 1650.

    C’est surtout à partir de ce moment que parurent sous son nom ces grands romans qui firent les délices des ruelles et lui valurent la meilleure part de sa réputation, bien que ces romans aient été, en réalité, écrits par sa sœur Madeleine, et qu’il n’y fût lui-même que pour fort peu de chose, mais cela ne le dérangeait pas outre mesure de s’attribuer les travaux de sa sœur.

    Fixé à Rouen, il épousa, en 1654, la riche Marie-Madeleine (ou Marie-Françoise) de Martinvast (1631-1712), belle personne et d’esprit distingué, qui entretiendra une longue correspondance avec Roger de Bussy-Rabutin. Ce fut alors qu’il publia le poème d’Alaric (Paris, 1654, in-fol. ou 1656, in-12).

    La reine Christine lui avait promis pour la dédicace du livre une chaîne d’or de mille pistoles, mais elle lui demanda de rayer les vers où il parlait du comte de La Gardie, qui était tombé dans sa disgrâce : "Quand la chaine d’or, répondit Scudery, serait aussi grosse que celle dont il est question dans l’histoire des Incas, je ne détruirai jamais l’autel où j’ai sacrifié".

    Sa pauvreté le força d’aller passer plusieurs années en Normandie. Il finit par obtenir du roi une pension de quatre cents écus, par l’intermédiaire du duc de Saint-Aignan, qui voulut, avec Mlle de Montpensier, présenter son premier enfant au baptême, en 1662. Sur la fin de sa vie, Scudery devint dévot et mourut d’apoplexie, à l’âge de soixante-six ans, et fut enterré à Saint-Nicolas des Champs.

    Photo :

    - Georges de Scudéry.

    Georges de scudery

  • Infos en images... de ce 13 avril 2021

  • Petites infos en vrac... de ce mardi 13 avril 2021.

     

    Pteetis infos en vrac de ce... mardi 13 avril 2021. 

    - C'est aujourd'hui que débute le Ramadan jusqu'au 12 mai. Au cours de ce mois, les musulmans ne doivent pas manger, boire, fumer, ni entretenir de rapport sexuel de l’aube au coucher du Soleil.

    - Alors que cette solution existe depuis déjà un certain temps dans d'autres pays... nos médias nous annoncent la création des "vaccinadrives"...

    - Faut-il avoir peur du variant brésilien ? On assiste à un décompte macabre au Brésil allant jusqu'à 4 à 5000 décès par jour. 

    - Un 13 avril (1695), un certain Jean de La Fontaine quittait ce monde. On lui doit une soixantaine de Fables et cette désormais formule qui a traversé les siècles : "que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir"... toujours d'actualité, plus que jamais !

    - Un autre 13 avril (1943), est découvert un charnier à Katyn, dans une forêt de Biélorussie. Il s'agit des restes de 4.143 officiers polonais, délibérément exécutés par les Soviétiques. Pendant plusieurs décennies, niant l'évidence, les communistes persisteront à rejeter le crime sur les nazis. Il faudra attendre 1990 pour que les Soviétiques, par la voix de Mikhaïl Gorbatchev, assument la paternité du massacre...

    - Un autre 13 avril (1946), la Chambre des députés vote la loi Marthe Richard, du nom de son inspiratrice. Elle impose dans toute la France la fermeture des « maisons closes » (bordels ou maisons de passe).

    - Allez les chiffres : Covid-19 France... 67 millions d'hab
    Nombre total de cas : 5,07 M (+8 536) - Guérisons : 310 934 (+1 147) - Décès : 99 135  (+385)

    - Toujours les chiffres : Covid-19 Allemagne... 83 millions d'hab.
    Nombre total de cas : 3,02 M (+12 446) - Guérisons : 2,71 M (+16 090) - Décès : 78 796 (+296)

    - Covid-19 Allemagne... chez nous en Bade-Wurtemberg... 11 millions d'hab.
    Nombre total de cas : 389 k (+1 182) - Guérisons : 350 k (+2 100) - Décès : 8 946 (+18)

    - Encore les chiffres : Covid-19 en Haute Saône. 233 394 Hab (2019)
    https://www.cascoronavirus.fr/stats/france/departement/haute-saone

    - Bonne fête aux Ida ! Ida est le titre d'un un film sorti en 2013 qui a remporté l'Oscar du meilleur film en langue étrangère lors de la 87e cérémonie des Oscars.

    - Le soleil s'est levé à 7h03 et se couchera vers 20h39... Il fait entre -1°C et 7°C et grand soleil, enfin presque !

    - C'est tout pour aujourd'hui, vous pouvez remettre votre masque et reprendre le cours de vos activités... toujours avec votre masque.
    Et le vie continue...

     

  • Poésie du soir...

    Poésie du soir avec... "A la France" de André Chénier,

    France ! ô belle contrée, ô terre généreuse
    Que les dieux complaisants formaient pour être heureuse,
    Tu ne sens point du Nord les glaçantes horreurs ;
    Le Midi de ses feux t’épargne les fureurs ;
    Tes arbres innocents n’ont point d’ombres mortelles ;
    Ni des poisons épars dans tes herbes nouvelles
    Ne trompent une main crédule ; ni tes bois
    Des tigres frémissants ne redoutent la voix ;
    Ni les vastes serpents ne traînent sur tes plantes
    En longs cercles hideux leurs écailles sonnantes.
    Les chênes, les sapins et les ormes épais
    En utiles rameaux ombragent tes sommets ;
    Et de Beaune et d’Aï les rives fortunées,
    Et la riche Aquitaine, et les hauts Pyrénées,
    Sous leurs bruyants pressoirs font couler en ruisseaux
    Des vins délicieux mûris sur leurs coteaux.
    La Provence odorante, et de Zéphyre aimée,
    Respire sur les mers une haleine embaumée,
    Au bord des flots couvrant, délicieux trésor,
    L’orange et le citron de leur tunique d’or ;
    Et plus loin, au penchant des collines pierreuses,
    Forme la grasse olive aux liqueurs savoureuses,
    Et ces réseaux légers, diaphanes habits,
    Où la fraîche grenade enferme ses rubis.
    Sur tes rochers touffus la chèvre se hérisse,
    Tes prés enflent de lait la féconde génisse,
    Et tu vois tes brebis, sur le jeune gazon,
    Épaissir le tissu de leur blanche toison.
    Dans les fertiles champs voisins de la Touraine,
    Dans ceux où l’Océan boit l’urne de la Seine,
    S’élèvent pour le frein des coursiers belliqueux.
    Ajoutez cet amas de fleuves tortueux :
    L’indomptable Garonne aux vagues insensées,
    Le Rhône impétueux, fils des Alpes glacées,
    La Seine au flot royal, la Loire dans son sein
    Incertaine, et la Saône, et mille autres enfin
    Qui nourrissent partout, sur tes nobles rivages,
    Fleurs, moissons et vergers, et bois et pâturages,
    Rampent aux pieds des murs d’opulentes cités,
    Sous les arches de pierre à grand bruit emportés.

    Dirai-je ces travaux, source de l’abondance,
    Ces ports, où des deux mers l’active bienfaisance
    Amène les tributs du rivage lointain
    Que visite Phoebus le soir ou le matin ?
    Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées,
    De bassins en bassins ces ondes amassées
    Pour joindre au pied des monts l’une et l’autre Téthys ?
    Et ces vastes chemins en tous lieux départis,
    Où l’étranger, à l’aise achevant son voyage,
    Pense au nom des Trudaine et bénit leur ouvrage ?

    Ton peuple industrieux est né pour les combats.
    Le glaive, le mousquet n’accablent point ses bras.
    Il s’élance aux assauts, et son fer intrépide
    Chassa l’impie Anglais, usurpateur avide.
    Le ciel les fit humains, hospitaliers et bons,
    Amis des doux plaisirs, des festins, des chansons ;
    Mais, faibles opprimés, la tristesse inquiète
    Glace ces chants joyeux sur leur bouche muette,
    Pour les jeux, pour la danse appesantit leurs pas,
    Renverse devant eux les tables des repas,
    Flétrit de longs soucis, empreinte douloureuse,
    Et leur front et leur âme. Ô France ! trop heureuse,
    Si tu voyais tes biens, si tu profitais mieux
    Des dons que tu reçus de la bonté des cieux !

    Vois le superbe Anglais, l’Anglais dont le courage
    Ne s’est soumis qu’aux lois d’un sénat libre et sage,
    Qui t’épie, et, dans l’Inde éclipsant ta splendeur,
    Sur tes fautes sans nombre élève sa grandeur.
    Il triomphe, il t’insulte. Oh ! combien tes collines
    Tressailliraient de voir réparer tes ruines,
    Et pour la liberté donneraient sans regrets,
    Et leur vin, et leur huile, et leurs belles forêts !
    J’ai vu dans tes hameaux la plaintive misère,
    La mendicité blême et la douleur amère.
    Je t’ai vu dans tes biens, indigent laboureur,
    D’un fisc avare et dur maudissant la rigueur,
    Versant aux pieds des grands des larmes inutiles,
    Tout trempé de sueurs pour toi-même infertiles,
    Découragé de vivre, et plein d’un juste effroi
    De mettre au jour des fils malheureux comme toi.

    Tu vois sous les soldats les villes gémissantes ;
    Corvée, impôts rongeurs, tributs, taxes pesantes,
    Le sel, fils de la terre, ou même l’eau des mers,
    Sources d’oppression et de fléaux divers ;
    Vingt brigands, revêtus du nom sacré de prince,
    S’unir à déchirer une triste province,
    Et courir à l’envi, de son sang altérés,
    Se partager entre eux ses membres déchirés.
    Ô sainte Égalité ! dissipe nos ténèbres,
    Renverse les verrous, les bastilles funèbres.
    Le riche indifférent, dans un char promené,
    De ces gouffres secrets partout environné,
    Rit avec les bourreaux, s’il n’est bourreau lui-même ;
    Près de ces noirs réduits de la misère extrême,
    D’une maîtresse impure achète les transports,
    Chante sur des tombeaux, et boit parmi des morts.

    Malesherbes, Turgot, ô vous en qui la France
    Vit luire, hélas ! en vain sa dernière espérance,
    Ministres dont le coeur a connu la pitié,
    Ministres dont le nom ne s’est point oublié ;
    Ah ! si de telles mains, justement souveraines,
    Toujours de cet empire avaient tenu les rênes,
    L’équité clairvoyante aurait régné sur nous ;
    Le faible aurait osé respirer près de vous ;
    L’oppresseur, évitant d’armer d’injustes plaintes,
    Sinon quelque pudeur aurait eu quelques craintes ;
    Le délateur impie, opprimé par la faim,
    Serait mort dans l’opprobre, et tant d’hommes enfin,
    A l’insu de nos lois, à l’insu du vulgaire,
    Foudroyés sous les coups d’un pouvoir arbitraire,
    De cris non entendus, de funèbres sanglots,
    Ne feraient point gémir les voûtes des cachots.

    Non, je ne veux plus vivre en ce séjour servile ;
    J’irai, j’irai bien loin me chercher un asile,
    Un asile à ma vie en son paisible cours,
    Une tombe à ma cendre à la fin de mes jours,
    Où d’un grand au coeur dur l’opulence homicide
    Du sang d’un peuple entier ne sera point avide,
    Et ne me dira point, avec un rire affreux,
    Qu’ils se plaignent sans cesse et qu’ils sont trop heureux ;
    Où, loin des ravisseurs, la main cultivatrice
    Recueillera les dons d’une terre propice ;
    Où mon coeur, respirant sous un ciel étranger,
    Ne verra plus des maux qu’il ne peut soulager ;
    Où mes yeux, éloignés des publiques misères,
    Ne verront plus partout les larmes de mes frères,
    Et la pâle indigence à la mourante voix,
    Et les crimes puissants qui font trembler les lois.

    Toi donc, Équité sainte, ô toi, vierge adorée,
    De nos tristes climats pour longtemps ignorée,
    Daigne du haut des cieux goûter le libre encens
    D’une lyre au coeur chaste, aux transports innocents,
    Qui ne saura jamais, par des vœux mercenaires,
    Flatter à prix d’argent des faveurs arbitraires,
    Mais qui rendra toujours, par amour et par choix,
    Un noble et pur hommage aux appuis de tes lois.
    De vœux pour les humains tous ses chants retentissent ;
    La vérité l’enflamme, et ses cordes frémissent
    Quand l’air qui l’environne auprès d’elle a porté
    Le doux nom des vertus et de la liberté.

    Biographie :

    André Marie de Chénier, dit André Chénier, né à Constantinople, le 30 octobre 1762, mort à Paris, le 25 juillet 1794, est un poète français.

    Né d’une mère grecque (Elisabeth Lomaca) et d’un père français (le diplomate de Louis XVI Louis de Chénier), il passe quelques années à Carcassonne, traduit dès l’adolescence des poètes grecs et s’enthousiasme pour la poésie classique. Revenu en France, il fréquente les milieux littéraires et les salons aristocratiques.

    Après avoir voyagé en Suisse — il s'est, entre autres, attardé sur les bords du lac Léman — ainsi qu'en Italie, il fut nommé secrétaire à l'ambassade de France à Londres pendant trois années qui furent entrecoupées de séjours à Paris (1787-1790). À son retour, il participa avec enthousiasme d'abord, puis avec plus de distance, au mouvement révolutionnaire.

    Au moment des massacres de septembre 1789, il était arrivé au Havre, d'où il aurait pu embarquer. Il refusa néanmoins d'émigrer et revint à Paris pour participer aux tentatives faites pour arracher Louis XVI à l'échafaud.

    Il fut arrêté à Passy le 7 mars 1794 alors qu’il rendait visite à son amie, Mme Pastoret. Impliqué dans une des fausses conspirations qui permettaient d’exécuter les suspects sans les entendre, il fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, au motif d'avoir « recelé les papiers de l'ambassadeur d'Espagne », et aussitôt guillotiné, deux jours avant l’arrestation de Robespierre.

    Son œuvre, brève, ne fut publiée qu’en 1819 : elle marque un retour à l’hellénisme. André Chénier est considéré par les romantiques comme leur précurseur. "Stello", d'Alfred de Vigny, lui rend hommage, ainsi qu'à Chatterton et Nicolas Gilbert. Son frère, Marie-Joseph Chénier, était également écrivain, dramaturge, et impliqué en politique.

    Photo :

    - André Chénier 

    Andre chenier

  • Petites infos en vrac de ce... lundi 12 avril 2021. 

    Petites infos en vrac de ce... lundi 12 avril 2021. 

    - Le printemps rencontre des difficultés aujourd'hui pour s'installer. Froid la nuit (0°), limite le jour (3° le matin, 7° l'après-midi) ! Par contre hier à Berlin, il était bien là...

    - Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a appelé de ses vœux une réouverture le 15 mai d'un maximum de secteurs, notamment la restauration. Il a raison ! Quant à LREM (parti du Président), il veut repousser à nouveau les élections régionales et départementales qui devaient se dérouler fin juin. Ok pour aller à un office religieux, ok pour l'ouverture des cinémas, des théatres, des musées, des restaurants... de tout ... sauf la démocratie qui peut encore rester confinée jusqu'au moment où le résultat escompté pour le parti du président sera conforme à son souhait. Et après, on s'étonne que la millionnaire Le Pen progresse !

    - Super... L'uniforme russe pour vanter la politique de réinsertion ? La bourde des "Jeunes avec Macron". A l'occasion d'un fil de publications voué à associer davantage l'armée à la réinsertion des jeunes en difficulté, le compte Twitter des "Jeunes avec Macron" s'est attiré les critiques d'internautes. Erreur sur le code vestimentaire !

    - Achat de vaccins Spoutnik V par l'Allemagne : Paris déplore un "coup de communication"... Bien sur !  Réagissant à l'ouverture de discussion entre Berlin et la Russie sur l'achat de vaccins Spoutnik V, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes a estimé que la décision était liée à la tenue outre-rhin des prochaines législatives.

    - Equation à plusieurs inconnues... ou mettre en exergue une logique étonnante : 
    1/ Il n'y a pas de base légale pour verbaliser des personnes allant chez des amis.
    2/ En revanche, s'ils se retrouvent plus de 6 pour diner, ils sont verbalisables.
    3/ En outre, si elles sortent du domicile de leurs amis, ces personnes deviennent verbalisables (en contradiction avec le point 1/ mais empêchant le point 2/ d'être caduc).
    Hypothèse : certains policiers verbalisent à outrance ou ne comprennent plus ce qu'ils doivent faire. (vous non plus étant une hypothèse à ne pas négliger)
    Question : Vous devez vous rendre chez des amis pour 6 jours de jeûne. Quelle stratégie adoptez-vous ?
    Vous avez 6 heures pour faire votre devoir...

    - Allez les chiffres : Covid-19 France... 67 millions d'hab
    Nombre total de cas : 5 058 680 (+34895) - Guérisons : 309 787 (+651) - Décès : 98 750  (+148)

    - Toujours les chiffres : Covid-19 Allemagne... 83 millions d'hab.
    Nombre total de cas : 3 012 158 (+2706) - Guérisons : 2 692 230 (+23320) - Décès : 78 500  (+98)

    - Covid-19 Allemagne... chez nous en Bade-Wurtemberg... 11 millions d'hab.
    Nombre total de cas : 388 308 (+1549) - Guérisons : 345 476 ( +1,700) - Décès : 8927 (+15)

    - Encore les chiffres : Covid-19 en Haute Saône. 233 394 Hab (2019)
    https://www.cascoronavirus.fr/stats/france/departement/haute-saone

    - Bonne fête aux Jules ! On pense à César mais aussi à l'expression "avoir un Jules", expression dans la bouche d’une femme pour désigner, vulgairement ou amicalement, sa conquête. Expression qui date de la reine Marie Antoinette, proche, très proche d'une certaine Yolande. Alors, plutôt que de dire que la reine était au plumard avec Yolande, on disait donc qu’elle était avec son Jules.

    - Le soleil s'est levé à 7h05 et se couchera vers 20h38... Il fait entre 2°C et 7°C et grand soleil !

    - C'est tout pour aujourd'hui, vous pouvez remettre votre masque et reprendre le cours de vos activités... toujours avec votre masque.
    Et le vie continue...

     

  • Poésie du soir.

    Poésie du soir avec... "Si" de Rudyard Kipling à son fils en 1910.

    Si (If)

    Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir ;

    Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
    Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
    Sans mentir toi-même d’un mot ;

    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
    Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître,
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser sans n’être qu’un penseur ;

    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,

    Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
    Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
    Tu seras un homme, mon fils.

    Biographie :

    Rudyard Kipling est né à Bombay en Inde, le 30 décembre 1865 et mort à Londres, le 18 janvier 1936. C'est un écrivain britannique, auteur de romans, de poèmes et de nouvelles.

    Il est fils de John Lockwood Kipling, sculpteur et professeur à la Jejeebhoy School of Art and Industry de Bombay. À l'âge de six ans, il fut envoyé en pension en Angleterre pour recevoir une éducation britannique. Il y vécut cinq années malheureuses, qu'il évoqua plus tard dans "Stalky et Cie" (1899) et dans la "Lumière qui s'éteint" ("The Light That Failed", 1890).

    En 1882, il retourna en Inde où, jusqu'en 1889, il se consacra à l'écriture de nouvelles pour la Civil and Military Gazette de Lahore. Il publia ensuite "Chants des divers services" (1886), des poèmes satiriques sur la vie dans les baraquements civils et militaires de l'Inde coloniale, et "Simples contes des collines" (1887) un recueil de ses nouvelles parues dans divers magazines.

    C'est par six autres récits, consacrés à la vie des Anglais en Inde et publiés entre 1888 et 1889, que Kipling se fit connaître : ces textes révélèrent sa profonde identification au peuple indien et l'admiration qu'il lui vouait.

    En 1892, il épousa Caroline Balestier à Londres. Les jeunes mariés décidèrent de faire un voyage de noces qui les mènerait d'abord aux États-Unis. Il vécut pendant quatre ans dans le Vermont, où il écrivit le "Livre de la jungle" (1894) et le "Second Livre de la jungle" (1895). Ses recueils de contes animaliers et anthropomorphiques, considérés comme ses plus grandes œuvres, mettent en scène le personnage de Mowgli, petit d'homme qui grandit dans la jungle.

    En 1903, s'installa définitivement en Angleterre. De ses nombreuses œuvres, beaucoup devinrent très populaires. Il fut le premier écrivain anglais à recevoir le prix Nobel de littérature en 1907.

    En marge de cette littérature pour enfants, il écrivit encore des romans et des récits comme "Capitaines courageux" (1897), un récit maritime, et "Kim" (1901), un conte picaresque sur la vie en Inde, considéré comme l'un de ses meilleurs romans.

    Il est également l'auteur de poèmes dont "Mandalay" (1890), "Gunga Din" (1865) et "Si" ("If", 1910) sont parmi les plus célèbres et de nouvelles, dont "L'Homme qui voulut être roi" (1888) et le recueil "Simples contes des collines" (1888). Kipling continua à écrire jusqu'au début des années 1930.
    Il a été considéré comme un innovateur dans l'art de la nouvelle, un précurseur de la science-fiction et l'un des plus grands auteurs de la littérature de jeunesse.

    Photo : Rudyard Kipling

    Rudyard kipling

  • Coronavirus...

    Aujourd'hui...

    c'était visite chez Mamie ! Qu'est-ce qu'elle était contente...

    Visite chez mamy

  • Nos belles régions.

    Carte de france des regions

    Je contemple cette carte de France sans m’en lasser.
    Elle témoigne de la pertinence historique des provinces d’Ancien Régime dont le découpage géographique correspondait à une réalité naturelle.
    Davantage que nos sottes régions actuelles, elle demeure bien vivace dans nos cœurs.

  • Youri Gagarine en orbite

    Gagarine

    12 avril 1961 : Youri Gagarine en orbite…

    C’était il y a 60 ans. Base spatiale de Baïkonour, en URSS, le cosmonaute pénètre dans le premier étage de la fusée Vostok 1. Son pouls passe anormalement de 64 à 157 pulsations par minute : il sait qu’il n’a qu’une chance sur deux de survie. En bon patriote russe, il s’exclame alors simplement : « Poyekhali! » (« C’est parti ! »). Il était 9 heures 7, heure de Moscou ; Youri Gagarine allait tourner cent huit minutes dans l’espace avant de retrouver, vivant et plein de joie, après quelques frayeurs, le plancher des vaches et des isbas.

    Le chien étant le meilleur ami de l’homme avant le communisme, il y avait eu d’abord Laïka, le « petit aboyeur », premier être vivant mis en orbite dans Spoutnik 2, en 1957, et morte de surchauffe… Les autres en étaient revenues : Belka et Strelka, en 1960, sur Spoutnik 5, avec un lapin gris, quarante souris, deux rats et quelques mouches !

    Enfin, l’homme s’était hissé au niveau de l’insecte et Youri Gagarine (Ю́рий Гага́рин) devenait un « Héros de l’Union soviétique », qu’on décora de l’ordre de Lénine avant de l’envoyer aux quatre coins du paradis communiste et dans le monde entier pour vanter le modèle. À cette vie d’exposition et de mensonges, le héros embrassé (sur la joue) par Gina Lollobrigida se brûlera les ailes, vivra à cent à l’heure, échappera par miracle à vingt accidents de voiture et mourra avec son instructeur, disloqué sur sa terre russe, à 34 ans, le 27 mars 1968, dans le crash non élucidé du MiG-15 qu’il pilotait.

    Hourra ! criaient les cosaques chevauchant à l’ennemi : « Au paradis ! » On raconte qu’en raison de ses origines en partie kolkhoziennes, Gagarine fut préféré pour le vol orbital à son camarade Titov, issu, lui, de la classe moyenne. Gagarine incarnait mieux, pour la propaganda, un idéal d’égalité soviétique. On lui attribua, pour cela, ce blasphème prométhéen : « Je ne vois aucun Dieu là-haut. » Mais si Titov, athée convaincu, se fit l’agent de cette propagande, avec Khrouchtchev, le moujik Gagarine s’en garda bien, qui fit baptiser sa fille aînée à quelques jours de son envol, révérait les icônes et aurait même exhorté les autorités soviétiques à reconstruire la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Hourra ! Gagarine… Il est au paradis.

    Chaque année, le vol de Gagarine est célébré avec dévotion partout en Russie, où des fleurs sont déposées au pied des nombreux monuments à sa gloire. Et, ce vendredi 9 avril, deux cosmonautes de la Sainte Russie poutinienne, Oleg Novitski et Piotr Doubrov, et un astronaute américain, Mark T. Vande Hei, ont décollé de Baïkonour, au Kazakhstan, comme Gagarine jadis, dans leur fusée Soyouz MS-18, pour la Station spatiale internationale (ISS). Ils ont aussi pour mission, bien sûr, d’honorer le 60e anniversaire de son exploit. « Nous le fêterons ensemble », a déclaré Doubrov, avant le départ. La fusée, baptisée « Yuri Gagarin », s’est extirpée de cette damnée gravité, à 7 h 42 GMT, parée, pour l’occasion, de portraits blanc et bleu de l’illustre pionnier. « Nous étions en concurrence au début des vols habités », a souligné Mark T. Vande Hei. « Puis le temps a passé et nous avons compris que nous pouvions faire plus de choses ensemble. J’espère que cela va continuer. » Puisse-t-il être entendu, en cette période de réactivation inconsidérée de guerre froide de la part des Américains.

    Gagarine, ce petit-grand homme – il mesurait 1,58 m – au destin d’Icare qui nous a fait rêver d’exploits et de dépassement. Image brouillée par les tensions de guerre froide au bénéfice d’Armstrong, le conquérant lunaire… mais vrai héros de « l’Humanité ». Celui, dit Jean-Pierre Haigneré, qui s’en est allé, pour la première fois, « au-delà du bleu du ciel ».

     

     

  • Petites infos en vrac... de ce dimanche 11 avril 2021

    Petites infos en vrac de ce... dimanche 11 avril 2021. 

    - Élections régionales et départementales repoussées ? Il en rêve... 'il', c'est Jupiter. Il voulait les organiser après les présidentielles. Il tente de les décaler à nouveau. C'est pourtant lui qui annonçait une vie quasi normal à partir de fin mai. ... On serait incapable de prendre 5 mn pour aller voter alors qu'on irait au resto, au ciné... ? 

    - Les repas clandestins ont du bon : une perquisition chez Pierre-Jean Chalençon et la presse s'intéresse à lui. On découvre qu'il aurait détourné des millions ce qui a amené le fisc a saisir pour 1,35 million d'euros d'objets de valeurs. Pour le fisc, il s'agit d'une action préventive pour se prémunir d'un redressement. 

    - Un peu d'histoire : un 11 avril (1961) s'ouvre le premier procès d'un criminel nazi depuis les procès de l'après-guerre, à Nuremberg : Adolf Eichman, acteur de la "solution finale" et organisateur (de sa propre initiative) de la déportation massive et de l'extermination des Juifs hongrois. Il est condamné à mort et pendu à Jérusalem le 31 mai 1962.


    - Allez les chiffres : Covid-19 France... 67 millions d'hab
    Nombre total de cas : 5.02M - Guérisons : 306K - Décès : 98,602

    - Toujours les chiffres : Covid-19 Allemagne... 83 millions d'hab.
    Nombre total de cas : 3.01M (+18,728) - Guérisons : 2.67M (+13,980) - Décès : 78,402 (+107)

    - Covid-19 Allemagne... chez nous en Bade-Wurtemberg... 11 millions d'hab.
    Nombre total de cas : 387K (+2,617) - Guérisons : 345K ( +1,700) - Décès : 8,914 (+14)

    - Encore les chiffres : Covid-19 en Haute Saône. 233 394 Hab (2019)
    https://www.cascoronavirus.fr/stats/france/departement/haute-saone

    - Bonne fête aux Stanislas ! On doit ce prénom à l'évêque de Cracovie en 1072.

    - Le soleil s'est levé à 7h23 et se couchera vers 20h24... Il fait entre 3°C et 11°C et grand soleil !
    - C'est tout pour aujourd'hui, vous pouvez remettre votre masque et reprendre le cours de vos activités... toujours avec votre masque.
    Et le vie continue...

  • Finalement...

     

    Stendhal

    Finalement, Stendhal avait raison et a toujours raison : "La France est un pays où il est plus important d'avoir une opinion sur Homère que d'avoir lu Homère."

  • Et pendant ce temps-là...

     

     

     

    Papillon sur le nezLion rugit

    Et pendant ce temps-la, l'année dernière un papillon se posait sur le nez de Stella, 3 ans, au musée d'histoire naturelle de Londres,

    alors qu'au même moment, un lion rugissait au parc national de Nairobi au Kenya.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Poésie du soir

     

    Rainer maria rilkePoésie du soir avec... "Sept Poèmes, IV et VII", dans "Les Poésies d'amour" de Rainer Maria Rilke en 1915.

    Je pensais bien connaître Rilke et bien, il n'en est rien, je vais encore me coucher encore moins bête que je me suis levé...

    IV
    Évanescente, tu ne sais pas les tours.
    Mais voici que tu vas éprouver une tour,
    avec ce prodigieux
    espace en toi. Ferme ton visage.
    Tu l'as érigée
    sans savoir, d'un regard, d'un signe, d'un mouvement du corps.
    Soudain, accomplie, elle se fige,
    et moi, bienheureux, je peux alors l'investir.
    Oh comme j'y suis à l'étroit.
    Flatte-moi, que j'aille alors vers le dôme :
    pour projeter dans tes nuits douces,
    avec la force de fusées aveuglant ton sein,
    plus d'émotion que je ne suis moi-même.

    VII
    Comme je t'appelais. Ce sont les cris muets
    qui en moi sont devenus suaves.
    Voici que je progresse en toi degré par degré
    et ma semence monte joyeuse comme un enfant.
    Montagne originelle du plaisir : soudain
    haletante elle jaillit vers la crête au fond de toi.
    Oh abandonne-toi, et ressens son approche :
    Au plus haut elle te fera signe, et tu chavireras.

    Biographie :

    Rainer Maria Rilke (de son nom patronymique René Karl Wilhelm Johann Josef Maria Rilke) est un écrivain autrichien, né le 4 décembre 1875 à Prague, mort le 30 décembre 1926 à Montreux, en Suisse. Il vécut à Veyras de 1921 à sa mort. Il est surtout connu comme poète, bien qu’il ait également écrit un roman, "Les cahiers de Malte Laurids Brigge", ainsi que des nouvelles et des pièces de théâtre.

    Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875, dans une famille qui le destine très rapidement à la carrière des armes. Il est ainsi pensionnaire dans une école militaire avant d’être renvoyé en 1891 pour inaptitude physique. Il étudie alors le commerce avant de revenir à Prague, où il exerce le métier de journaliste et écrit ses premières œuvres.

    En 1896, il part pour Munich et rencontre, en mai 1897, Lou Andreas-Salomé, qui a alors trente-six ans. Son amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu’à la fin de leur vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion en 1899 Léon Tolstoï.

    En 1901, il épouse Clara Westhoff, une élève d’Auguste Rodin avec qui il aura une fille, Ruth. Le couple se sépare un an plus tard et Rilke se rend à Paris, où il devient en 1905 le secrétaire de Rodin (il écrit d’ailleurs à propos du sculpteur un essai intitulé "Sur Rodin"). Il rompt avec ce dernier et voyage dans toute l’Europe et au-delà de 1907 à 1910 (Afrique du Nord, Égypte, Berlin, Espagne, Venise, Aix-en-Provence, Arles, Avignon). Il abandonne peu à peu la prose pour se consacrer à la poésie, plus apte selon lui à restituer les « méandres de l’âme ».

    En 1910, il fait la rencontre décisive de la princesse Marie von Thurn und Taxis, née Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst, dans son château de Duino, alors en territoire autrichien, sur les bords de l’Adriatique. Elle l’héberge fréquemment et est son mécène jusqu’en 1920. Pour elle, il compose son chef d’œuvre, "les Élégies de Duino", suite d’élégies empreintes d’une mélancolie lumineuse. Il est mobilisé dans l’infanterie lors de la Première Guerre mondiale, mais revient rapidement à la vie civile.

    À partir de 1919, il s’installe en Suisse et compose plusieurs recueils de poésies en français.
    Sitôt arrivé, il y retrouve Baladine Klossovska qu’il avait connue en 1907 à Paris, avec son époux, Erich Klossowski. Elle vit à présent seule à Berlin, avec ses deux fils, Pierre Klossowski et Balthazar dit Balthus, (le futur artiste peintre). Elle a onze ans de moins que lui, ils deviennent amants. Elle s’installe en Suisse, non loin de chez lui et Rilke se prend d’affection pour les deux enfants et encourage le talent qu’ils affirment, en effet, à l’âge adulte. C’est par son intervention auprès d’André Gide qu’est publiée la première plaquette de dessins intitulée "Mitsou" faite par Balthus à quatorze ans illustrant les étapes de sa recherche désespérée de son chat qu’il croyait perdu. Rilke préface et suit de près la fabrication de cette sorte de "bande dessinée". La liaison de Rilke avec Baladine dure environ six ans.

    En 1921, un industriel et mécène de Winterthur, Werner Reinhart, lui achète la tour isolée de Muzot, à Veyras, dont il fait sa résidence.

    Il décède d’une leucémie en 1926 et est inhumé à Rarogne en Valais.

    Photo :

    - Rainer Maria Rilke.

  • La "banalité du mal".

     

    Hanna arendt

    Parmi les journalistes qui ont suivi le procès d'Eichmann figure Hannah Arendt, qui représente le New Yorker.

    Cette philosophe américaine, née en Allemagne dans une famille juive, a eu dans sa jeunesse une liaison discrète et passionnée avec le philosophe Martin Heidegger et témoignera en sa faveur après la Seconde Guerre mondiale, lors des procès en dénazification. Elle accède à la notoriété en 1951 avec son ouvrage "Les origines du totalitarisme", qui fait le lien entre l'antisémitisme moderne et la montée des régimes totalitaires.
    Avide de se confronter charnellement au nazisme qu'elle a placé au centre de sa réflexion, elle arrive à Jérusalem le 10 avril 1961, à la veille de l'ouverture du procès d'Eichmann, et va assister à celui-ci jusqu'au 7 mai 1961, pendant trois brèves semaines. Cela lui suffira. La philosophe publie en 1963 le compte-rendu de ses observations sous le titre : "Eichmann à Jérusalem, Étude sur la banalité du mal", sous la forme de cinq articles dans le New Yorker.
    Hanna Arendt s'attendait, en arrivant à Jérusalem, à rencontrer un monstre. Au contraire de cela, elle découvre un fonctionnaire plutôt borné. Elle en déduit que le mal n'est pas le produit de cerveaux spécialement maléfiques mais de personnages ordinaires, voire de simples bureaucrates comme Eichmann. Autant dire que tout homme est susceptible de basculer dans l'abjection si les circonstances s'y prêtent, pour peu qu'il ait renoncé à faire usage de sa conscience et de son libre-arbitre.
    Malheureusement, les nouveaux témoignages sur les bourreaux nazis tendent à donner raison à Hannah Arendt. Ainsi de la correspondance privée de Himmler avec sa femme, qui révèle un petit bourgeois d'une insondable médiocrité, à mille lieues du tout-puissant maître de la SS.

  • BHL ou comment se rendre ridicule pour la postérité.

     

     

    C’est officiel, le grand philosophe national, l'homme de guerre, l’homme à la chemise blanche, toujours ouverte, vient de virer sa muse, son égérie, son tout. Un vrai risque qu’il ne nous produise plus sa belle littérature foulosophique, lui, spécialiste et grand manitou du botulisme (de Botul pour les profanes). Nous autres "fans", risquons d’être orphelins de cette plume qui mérite depuis belle lurette, un prix Nobel, (comme son illustre Président ami), surtout que cet homme est l’un des grands zélateurs du très grand cinéaste et…iiii., Roman Polanski.
    Vous avez deviné de qui je parle, non ? Mais bien sûr, c’est notre BHL. Le beau "vieux" gosse a déjà emmener sa nouvelle dulcinée dans sa villa de Marrakech et a été aperçu à Nice en sa compagnie, elle, "rêne" du shooping.
    BHL, 62 ans, retrouve donc avec cette Irlandaise, Daphne Guinness, 43 ans, une nouvelle jeunesse. Comme on dit vulgairement, cette femme, est une fashion victime, très mode. Elle est considéré comme la femme vivante la plus…élégante. Fille de l’Irlandais héritier des brasseries Guinness, Lord Moyne, et de la Français Suzanne Lisney ancien mannequin et petite-fille de Diana Mitford, l’aristocrate célèbre dont le second mari fut le fasciste britannique Sir Oswald Mosley, elle et son frère, Sebastian, ont grandi dans des manoirs en Irlande, et pour cause.
    En 1999, elle divorce d’avec Stravos Niarcos, fils du richissime armateur Grec, après lui avoir donné trois enfants (maintenant âgés de 20, 18 et 14ans). mariée à 19 ans, son divorce lui permet d’empocher la coquette somme de ….40 millions de dollars.
    Vous comprenez donc que la pauvre Arielle Dombasle ne faisait pas le poids devant cette héritière qui, elle, ne compte pas vraiment sur le porte-monnaie du richissime Botul et elle serait probablement plus riche avec la société Guinness. Il ira loin ce BHL, malgré son âge.
    Mais finalement parler d’eux en bien ou en mal c’est les faire exister. Ces gens restent ensemble se font mousser ensemble se montrent ensemble pour faire baver la plèbe que nous sommes devant leurs voici et autres du même genre afin de s’enrichir encore plus sur notre dos... Et dire que ce C.., après avoir influencé son ami à intervenir en Libye, il recommence avec la Syrie...

    07 juin 2012

  • La fête des voisins.

     

     

    Super week-end avec une magnifique "fête des voisins" dans une rue d'un petit village franc-comtois.

    07 juin 2012

     

    20120602 204333

  • Une certaine idée.

     

     

    L abbe pierre

    Quelques uns ont une certaine idée de la France, lui avait une certaine idée de l'homme...

    31 mai 2012

  • L'arc en ciel.

     

    243825 1761069582341 1107096797 31631085 2382541 o

    Légende amérindienne de l'arc en ciel.
    Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !
    Elles se vantaient, à haute-voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus.
    Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre. La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer.
    Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.
    La pluie prit la parole :
    «Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est le grand esprit qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, uniques et différentes ?
    Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain…» 
    Ainsi, chaque fois que le grand esprit envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu'il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité.

    29 mai 2012

  • Le temps.

    le temps

    Le Passé, le dos courbé fouillant ses souvenirs et le Futur les yeux tournés vers l'Avenir conversaient il y a pas si longtemps.
    « Je ne vous comprends pas », disait le Passé. « Vous perdez votre temps ! Où pensez vous allez avec vos rêveries ? Vous n'êtes pas même pas sûr d'être encore là demain. »
    « Peut-être », répondit le Futur, « Mais puis-je vous dire que pour ma part, je trouve votre attitude quelque peu farfelue. Vous vous nourrissez de choses disparues qui ne reviendront plus et de plus, impossibles à changer. Avouez qu'il faut être un peu bizarre pour se complaire ainsi dans un monde désuet et qui, dans bien des cas, est rempli de regrets. »
    Plein de respect envers ses pairs, le Présent avait écouté toute la conversation. « Messieurs », dit-il alors, « Puis-je me permettre d'émettre une opinion ? »
    « Allez-y » dirent le Passé et le Futur pour une fois d'accord. « Vous avez la parole. Nous vous écoutons. »
    Le Présent, calmement énonça ce qui suit : « Mon cher Passé, avec vos souvenirs, il est clair que vous êtes précieux, pour autant bien sûr, qu'ils soient agréables, plaisants et heureux. Quant à vous cher Futur, rêveur plein de projets, il y a une question de mesure : les projets, il en faut, c'est bien évident car ils sont des moteurs d'action, mais ils ne doivent pas cependant entraver le parcours du présent qui lui, a comme mission de vivre intensément chaque minute, chaque heure ou chaque moment. Souvenirs ou projets, ne peuvent en aucun cas museler le Présent ou limiter sa vie, mais bien tout au contraire le rendre plus attrayant accompagné par quelques beaux souvenirs, alors le Présent se vivra pleinement. »

    28 mai 2012

  • Soleil couchant.

    Les ajoncs éclatants, parure du granit,
    dorent l'âpre sommet que le couchant allume ;
    Au loin, brillante encore par sa barre d'écume,
    La mer sans fin commence où la terre finit.

    A mes pieds, c'est la nuit, le silence. Le nid
    Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume;
    Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
    A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.

    Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
    Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
    De pâtres attardés ramenant le bétail.

    L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
    Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
    Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

    José-María de Heredia