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Menace terroriste 2 !

Menace terroriste 2 !

Ça alors ! Mais quelle surprise ! Non, vrai, ça m’en bouche un sacré coin ! Je suis – comment dire ? – tout à la fois tourneboulé et dubitatif. En d’autres termes, et si vous me le permettez, je suis tourneboutatif ou dubitaboulé. Plutôt le second, à la réflexion, oui, celui-là : dubitaboulé, tant ce terme me paraît plus comestible, quand bien même évoquerait-il un plat estival, foutrement ensoleillé, et Dieu sait – ou ses amis – qu’on en a grand besoin, actuellement, de soleil, ne serait-ce que pour réchauffer ce pays qui, avec l’aide de notre Président et ses amis, éteint une à une ses Lumières, oui, celles qui faisaient sa grandeur et à la fois, c’est vrai, son arrogance.

Il est à noter, puisque le mot est lâché, que faire preuve d’arrogance actuellement quand on est (dirigeant) français, n’est pas chose recommandée étant donné que l’arrogance ne peut se comprendre, si et seulement si, elle émane d’une nation qui rayonne à tous les niveaux, ce qui n’est plus le cas de notre pays, et depuis belle lurette ; or donc, faire preuve d’arrogance et affirmer que l’ex-pays des Droits de l’homme n’a de leçons à recevoir de personne s’est s’exposer à la risée de toute une planète, c’est d’un grotesque sans nom.

Mais que voulez-vous, nous avons et les dirigeants et le gouvernement que l’on mérite, ainsi va de la démocratie.

Or donc, oui, mais quelle surprise ! oh comme je suis dubitaboulé comme rarement, et comme vous l’êtes itou je présume, quand vous prîtes connaissance de la dernière et bien triste nouvelle que je m’empresse de relayer tel un mouton bien élevé :

« La France est sous le coup d’une menace terroriste majeure ».

Sacrebleu ! Diantre ! et, comme disait feu Desproges : « Cela ne cessera donc jamais, oh-là-là, oh-là-là ? »

D’autant plus que c’est au présent, vous l’avez remarqué. Pas au conditionnel. Nous sommes sous le coup d’une menace terroriste, citoyens ! Et non : nous serions. La nuance est d’importance. Ce qui signifie qu’on va en bouffer pendant une bonne semaine, si ce n’est pas plus, voyez-vous. Tout dépendra du plan de communication des sarkoboys, mais nous pouvons d’ores et déjà leur faire confiance à ces gaillards, ils savent faire fructifier ce genre de nouvelle pour le moins anxiogène afin de la rendre hypra-méga-anxiogène, ah ça oui ! … Ça sent le plan Vigipirate au cube, la démonstration de force carabinée, le branle-bas de combat ! Eh oui, camarades, encore en activité… Et, comme de bien entendu, nous savons que nous pouvons compter sur nos bons journalistes, dont la déontologie n’est plus à prouver, pour en faire des quintaux sur le sujet.

Sans omettre la suite que nous devinons aisément : la désignation d’un nouveau (ou récurrent) bouc-émissaire, voire d’un ennemi (fourbe, de préférence, car dormant sur notre sol) pour occuper la population qui, c’est vrai, s’ennuie tellement … L’occuper, et la diviser, surtout. Sinon, ça n’a aucun intérêt électoral.

J’ajoute que, comme c’est Squarcini qui nous annonce cette effroyable information, nous n’avons aucune raison objective de douter de sa véracité. N’est-ce pas ? … A ce point, qu’il ne nous viendrait pas à l’idée de lui demander d’avancer quelques preuves concrètes de ladite menace terroriste qui, désormais, nous guette … Bien sûr que non ! Pensez-vous ! Ni nous, ni l’opposition, ni personne !

Evidemment, je ne vous cache pas que tout ceci est pour le moins fâcheux.

En effet, après le débat sur la Burqa, sur l’identité nationale, le retour galopant de l’insécurité (alors que depuis 8 ans et demi, nous sommes sous le joug d’une droite exemplaire en la matière) les diverses propositions des uns et des autres flattant le bon sens populaire, comme la castration chimique pour les pédophiles, la déchéance de nationalité, les peines planchers, foutre les parents de mineurs délinquants au gnouf, l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, j’en passe et des plus corsées, sans oublier le H1N1 (qu’on attend toujours et de pied ferme, s’il vous plaît) les objectifs de reconduite à la frontière, les rafles .. Les expulsions de Roms et bientôt (vous verrez) la stigmatisation des pauvres dans leur globalité (chômeurs compris) qui consistera à nous faire comprendre que « ces gens-là » s’ils sont miséreux, ma foi, c’est qu’ils le font un peu exprès sur les bords, ne songeant qu’à profiter du système sous formes d’aides sociales diverses, donc à bouffer notre pognon sans rien foutre de leur journée, ah ces salauds d’assistés …

Oui, disais-je comme c’est fâcheux que s’ajoute à ce tableau une « menace terroriste majeure » sur notre sol, information qui va mobiliser TOUS les médias et l’opinion de surcroît, car cela signifie que nous n’aurons (encore) pas le temps (vu que l’agenda, vous l’avez compris, est surchargé) d’aborder des problèmes mineurs (mais cependant cruciaux pour les bien-pensants et les bobos, soit « ceusses » qu’honnissent le gouvernement et une partie très moutonnante de l’opinion) tels que ceux de l’Emploi, de la Santé ou de l’Education, soit ni plus, ni moins, les trois piliers fondamentaux de notre société permettant, peu ou prou et/ou bon an mal an, d’accéder à une certaine sécurité de vie.

Voilà pourquoi je suis à ce point dubitaboulé tant il est tout même foutrement extraordinaire qu’il n’y ait jamais la place pour sereinement (et « sans tabou » - comme disent les gars de l’UMP) aborder ces trois thèmes ô combien préoccupants chez nos concitoyens (emploi, santé, éducation) et qu’au moment où l’on entrevoie une fenêtre possible, la voilà qui se referme illico avec des Roms, une Burqa, une grippe qui ne vient pas et maintenant une « menace terroriste majeure ».

Fâcheux et … pour le moins étrange, vu le « timing » redoutable de ces thèmes dont nous ne pensions pas, prioritairement, débattre.

Notez bien que je ne dis pas que c’est fait exprès, non, je l’écris. Là aussi, la nuance est d’importance.

Tout comme la question suivante :

A votre avis, combien de temps encore, les sarkoboys qui nous gouvernent vont nous prendre ouvertement pour des benêts de compétition, ou, si vous préférez un terme plus cru : des cons finis ?

 

Pourquoi une menace terroriste à l'intérieur de nos frontières seulement ?

Pourquoi une menace terroriste à l'intérieur de nos frontières seulement ?

Menace terroriste "majeure en France" titrait France 2 hier sur son site officiel, avant de citer le patron de la DRI, où plutôt le politique qui fait office de porte-parole : "La France est sous le coup d'une menace terroriste majeure".

Et, sans oublier le petit grain de sel ajouté jeudi par notre cher et estimé ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux : "La menace s'est réellement renforcée ces derniers jours et ces dernières heures"… Oups !

Bref, mesdames et messieurs, les méchants barbus arrivent, la guerre est proche !

Barricadez-vous chez vous, calfeutrez les portes et les fenêtres, faîtes des stocks de provisions, armez-vous (pourquoi pas, tant qu'on y est), le pays va être à feu et à sang d'ici peu (bon, entre nous, moi qui habite en Allemagne, j'attends depuis jeudi).

Puis, il m'est venu l'envie d'aller faire un tour sur le site de TSR, chaîne de télévision Suisse, qui échappe pour l'instant à la propagande gouvernementale. Soit dit en passant, je vous invite à vous informer sur les chaînes Suisses et Belges francophones, les médias français semblent tout de même à la solde du pouvoir en place.

Là, se trouvait un article plus joyeux, sur l'Oktoberfest, qui, comme vous le savez, se tient en ce moment à Munich.

Etrange, que dis-je ? Etonnant, insolite... La France se prépare à la guerre et le voisin Allemand organise une fête avec quelques centaines de milliers de personnes, des animations en pagaille, et même plus que de coutume, puisque nous fêtons cette année les 200 ans de cette belle tradition.

Remarquez que c'est assez cocasse : pour une fois, ce sont les Allemands qui boivent et les Français qui prennent les armes.

Bref, nos voisins Allemands fournissent gentiment à ces méchants barbus une cible de choix, peut-être même la meilleure cible d'Europe et c’est en France que la menace se précise…

Et je me suis fait la réflexion suivante : Si les Allemands organisent tout de même l'Oktoberfest malgré les menaces terroristes majeures qui planent sur nos têtes à tous, ils ont dû prévoir un dispositif de sécurité impressionnant !

Je n'ai pas été déçu, la fin de l'article donnait les chiffres : 300 policiers, quelques centaines de vigiles "pour écarter les trouble-fêtes", autrement dit les ivrognes qui cherchent la bagarre et une unité anti-terroriste.

Et rien d'autre ? Pas d'avions prêt à tirer des missiles sur un groupe armé ? Pas d'hélicoptères bourrés de commandos d'élite qui survolent la ville en permanence, prêts à intercepter le premier barbu qui se pointe ? Pas de patrouilles militaires ? Même pas une petite fouille au corps des participants à l'entrée ?

Non, assure le porte-parole de la police de Munich, "Il n'y a pas de menace concrète de danger"

Tout est dans cette phrase.

Apparemment, la menace terroriste s'arrête aux frontières de l'hexagone tout comme les perturbations météorologiques à la météo le soir à la télévision. A moins que cette différence majeure entre la France et l'Allemagne ne soit qu'une preuve supplémentaire de la manipulation des médias et de d'utilisation de la menace terroriste à des fins politiques...

 

La photo et le flou…

La photo et le flou…

Et qu'est-ce qu'ils ont de spécial, les appareils photo, qui autorise de parler de leur intelligence ? Ils ont que, grâce à leurs millions de milliards de pixels et leurs milliards de millions de mégaoctets et tout le tremblement, ils font les malins comme personne. Un exemple, qui me laisse KO pour le compte - je cite un quotidien de droite : "La fonction de "détection de sourire", proposée par certains constructeurs, ne déclenche l'obturateur que lorsque sourit la personne visée. " je ne voudrais pas avoir l'air de critiquer, mais une supposition que vous vouliez photographier Juppé ou Fillon, avec la fonction " détection de sourire ", vous risquez d'attendre longtemps. C'est juste un exemple. Sinon, vous avez le " retardateur par détection de mouvement ". A quoi ça sert ? " Le retardateur par détection de mouvement, explique toujours ce même média de droite, permet de se placer tranquillement devant l'appareil, qui ne prendra la photo que lorsque le sujet sera parfaitement immobile. " Super" . Maintenant, imaginez Sarkozy en train de poser pour la photo. S'il faut attendre qu'il soit " parfaitement immobile ", bon courage. C'est juste un exemple. Je me permets de m'étonner qu'un journal "de droite" vante les prouesses et l'intelligence d'appareils photo incapables de photographier Juppé, Fillon ou Sarkozy. Passons.

Mais il n'y a pas que les journaux de droite. Il y a aussi ceux de gauche. Car les problèmes photographiques n'échappent pas plus à la presse de gauche qu'à la presse de droite. Et quelle est, d'après ce média de gauche, la principale innovation des appareils intelligents ? Lisez plutôt: "Afin de pourfendre les photos floues, les boîtiers sont truffés de capteurs gyroscopiques qui détectent les tremblements, stabilisent les optiques et corrigent les tressaillements du photographe. De plus, la sensibilité toujours croissante des capteurs de lumière (3200 ISO aujourd'hui) contribue aussi à réduire la durée de la prise de vue (vitesse d'obturation) et donc les risques de flou. Et ça, visiblement, c'est un progrès. Vous voulez que je vous dise ? Je suis consterné. Grâce aux progrès du progrès, il va devenir impossible de faire des photos floues. Or, le flou, c'est ce qu'il y a de mieux dans la photo. Le flou, c'est la vie. Le flou, c'est le mouvement. Le flou, c'est la poésie. Tout le monde fait des photos nettes. Des photos impeccables, bien dégagées sur les oreilles. Mais où est le mystère, dans une photo nette ? Hein, où ?

Alors que le flou, c'est la porte ouverte à l'imagination, au rêve, au fantasme. Le flou, c'est fou ! Il faut le clamer haut et fort : c'est une déplorable habitude que de balancer à la poubelle les photos floues. Avant, du temps de l'argentique, de la photo à l'ancienne, quand on faisait développer la pellicule, le labo, d'autorité, rayait les photos floues, au motif qu'elles étaient ratées. Aujourd'hui, avec le numérique, c'est le photographe lui-même qui, aussitôt prises, aussitôt vues, les envoie à la poubelle. Quel gâchis ! Quelle tristesse ! Ratées, les photos floues ? Alors, vive la photo ratée ! Vive la main qui tremble, l'œil qui s'embue, l'émotion qui fait bouger ! Les photos trop léchées, trop belles, trop esthétiques, parfaitement construites, nettes de partout, on en voit partout, tout le temps. Alors que les photos mal cadrées, avec le doigt devant l'objectif et complètement floues, c'est la respiration du monde. Je me souviens d'un roman de Jean Rouaud qui s'appelait le Monde à peu près. Parce qu'il était myope et qu'il voyait le monde à peu près. Le jour où il a mis des lunettes, il a trouvé le monde nettement moins poétique. Tout était trop net, trop clair, trop raide. Le monde à peu près était doux, ouaté, mystérieux, plein d'énigmes et de secrets.

Mais c'est notre faute, aussi : on veut que tout soit parfaitement clair, parfaitement compréhensible, quasi mathématique. On n'aime pas le flou. Le flou, c'est louche. Ça cache forcément quelque chose. Bien sûr, que ça cache quelque chose ! Plein de choses, même. C'est pour ça que c'est beau. Non? Et voilà que j'apprends qu'il va devenir impossible de faire des photos floues !

 

Petite et grande histoire du Lion de Belfort.

Petite et grande histoire du Lion de Belfort.

De 1978 à 1985, j’ai vécu à quelques centaines de mètres de ce Lion. Certains matins, je passais devant lui au cours de mes séances sportives m’arrêtant pour le contempler. Il reste profondément gravé dans mon souvenir tant par sa majesté, sa beauté que par sa symbolique. Mais qu’en est-il exactement de ce monument et de son auteur ?

Le lion de Belfort est une sculpture monumentale, représentant un lion couché qui repose sur un piédestal. Il mesure 22m de long sur 11m de hauteur. Il a été conçu avec du Grès rouge des Vosges.

Ce n’est pas une sculpture ronde et basse en 3 dimensions autour de laquelle on peut tourner, c’est un très haut relief fixé sur le rocher qui surplombe la ville et supporte la citadelle. Le piédestal est fait de la même matière que le lion, la roche est taillée derrière le monument pour que la sculpture se détache mieux de la paroi. Ce lion aux lignes sobres, simples exprime une formidable puissance.

L’auteur de cette œuvre est Frédéric-Auguste Bartholdi, né à Colmar dans Le Haut-Rhin le 2 août 1834, il est issu d’une famille bourgeoise, protestante. Son père décède alors qu’il n’avait que 2 ans, sa mère décide de partir à Paris. Le jeune artiste suit des études au lycée Louis Legrand, mais il préfère le dessin et ses résultats scolaires sont assez médiocres.

Pendant ces vacances à Colmar, un professeur lui fait prendre très vite conscience de son talent. Dès son retour à Paris il suit des cours de sculptures d’Antoine Etex spécialiste des œuvres monumentales. Il est aussi initié à l’architecture par Henri Labrousse et Viollet-le-Duc.

En 1856, il entreprend un voyage en Egypte en compagnie de nombreux artistes. Ce voyage lui fait comprendre qu’un sculpteur doit se doubler d’un architecte.

Comment Bartholdi à travers sa sculpture, parvient à exalter la gloire de toute une région et de tout un peuple ?

Pour cela dans un premier temps nous allons nous intéresser à l’historique de l’œuvre, aux raisons qui ont amenées Bartholdi à réaliser cette œuvre, puis dans un second temps l’aspect technique et les difficultés qu’il a rencontrés, enfin comment l’œuvre a été perçue par les contemporains de l’époque, l’engouement et la dérive qu’elle a suscité.

Pour mieux comprendre cette œuvre, il est important de savoir dans quel contexte elle fut réalisée, et surtout qu’est-ce qu’elle représente.

En juillet 1870 la France entre en guerre contre la Prusse. Le patriotisme de Frédéric Bartholdi le conduit à s’engager dans le conflit, il participe à l’organisation de la défense de Colmar puis devient aide de camp de Garibaldi. Bartholdi est également ébranlé par le siège de Belfort, et par la défense héroïque dirigée par le jeune Commandant Aristide Denfert-Rochereau nommé commandant de la place forte de Belfort. La population va lutter héroïquement pendant 103 jours face aux assaillants bien plus nombreux, et très bien équipés. Elle est soumise à un déluge de feu qui va durer 73 jours, et causer des destructions considérables.

Son héroïque résistance vaut à la ville d’être détachée du Haut-Rhin annexé, et de former avec 105 communes proches, le territoire de Belfort.

Le 5 décembre 1871, le conseil municipal de la ville décide d’organiser un concours en vue de l’érection d’un monument à la mémoire des victimes civiles et militaires du conflit. L’emplacement choisi est le pré Gaspard qui prendra très vite la dénomination de « Cimetière des mobiles » car le terrain servit de lieu de sépulture durant le siège. Mais le maire ne reçut que deux propositions, il annonce officiellement que le marbre sera offert par la maison Meyol d’Héricourt.

Par le conseil d’un de ces amis, le maire décide de s’adresser directement à Bartholdi au début de l’année 1872.

Dans un courrier du 16 mars l’artiste précise sa pensée sur la portée générale du monument, et insiste sur l’importance du choix de son emplacement, point sur lequel il ne partage pas le même avis que les autorités locales. Selon lui : « il faut éviter que l’œuvre ne soit applicable à n’importe quelle ville, il faut montrer le caractère original, bien spécial et digne du patriotisme de Belfort. Il faut que ce monument ne soit pas dans un lieu perdu mais qu’il soit au contraire bien en vue ; qu’il devienne chose nécessaire à l’œil. Il doit vivre avec la vie publique, devenir un aspect de la ville et s’identifier à elle ».

C’est de là que lui vient l’idée du lion, symbole de fermeté, de résistance, et de vaillance.

 

Halal, chrétien ou casher, le fast-food reste un fast-food !

Halal, chrétien ou casher, le fast-food reste un fast-food !

La polémique tourne à la mayonnaise avariée. Est-il scandaleux de ne plus avoir le choix entre halal ou non halal lorsque l’on entre dans un Quick pour engouffrer un cheese-burger ? C’est un peu comme si, au moment de subir un interrogatoire de police, on n’avait plus le droit de choisir entre 110 ou 200 volts pour la gégène…

Tout homme un tant soit peu passionné sait que les rites alimentaires religieux sont nés, à une certaine époque de l’histoire et en certains endroits, pour préserver les populations d’un risque de nourriture inadaptée ou nocive. Souvent invoquées sous des arguments confessionnels, l’hygiène et la santé furent la plupart du temps à l’origine de ces codifications nutritionnelles. Pour ce qui est du Proche-Orient, d’où nous viennent le halal et la cashrout, c’est essentiellement la consommation de porc, dont le sang dégradé peut devenir toxique en cas de forte chaleur, qui fut proscrite. C’est donc bien par souci d’empêcher les croyants de s’empoisonner que furent édictés ces principes. Dans l’islam, halal désigne ce qui est permis pour le musulman, contrairement au harâm, qui est interdit. En conséquence, pour que la viande soit halal, il faut que l’animal soit égorgé vivant (non anesthésié ou assommé), la tête tournée vers La Mecque, et qu’un fidèle prononce des paroles sacrées. Seule exception à la règle, le poisson, dont la consommation à l’état de cadavre est autorisée, ainsi que le précise Abû Hurayra, compagnon du prophète : « Les animaux trouvés morts dans la mer sont licites car son eau est lustrale ». Jusque-là, tout est compatible avec la réalité. Ce qui l’est moins, c’est le principe même de la « fast-food ». Animaux issus d’élevages intensifs, nourris avec des aliments artificiels et traités chimiquement. Le bœuf engraissé aux produits de synthèse, le poulet en batterie, les hormones, les antibiotiques, les conservateurs, tout cela, en principe, est harâm. Le halal ne devrait être accordé qu’après vérification rigoureuse de la traçabilité de l’animal sacrifié et de ses conditions de croissance. En un sens, le concept du halal est de protéger le peuple contre les dérives de la société. Au niveau de l’alimentation, lui est interdit tout ce qui se détourne de la nature et qui peut lui faire du mal. Dans cet esprit, un fast-food concentre tous les interdits que stipule la loi islamique, à commencer par réduire l’acte alimentaire à une banale ingurgitation de produits édulcorés dans un délai réduit à son minimum pour réaliser un maximum de profits. Voici quelques mustahab (recommandations) fixés par l’islam pour que le repas soit halal :

- Laver les deux mains avant de prendre un repas.

- Après avoir pris un repas, il faut se laver les mains et les sécher.

- Il convient de prendre des petits morceaux de nourriture.

- Il faut mastiquer les aliments à fond.

- Il faut prolonger la durée de la prise d'un repas.

Sur le plan sanitaire, pas besoin d’être savant pour constater les dégâts quasiment mortels, lorsqu’il y a obésité, que provoque cette forme de nourriture dans les pays occidentaux. Alors ne perdons pas de temps à polémiquer sur tel ou tel label religieux qu’il convient d’accorder ou non à la malbouffe. Si l’islam est cohérent, il doit décréter le fast-food comme harâm et en interdire l’accès à tous les musulmans. Aucun Quick ne peut donc valablement être considéré comme halal au regard du Coran, car les aliments que l’on y vend ne respectent pas la loi de Dieu, c’est-à-dire, pour un croyant, celle de la nature. Ce précepte devrait donner à réfléchir à notre société. Cessons de nous focaliser sur le doigt qui montre le danger pour nous attaquer directement à la cause du danger. Halal, catho ou casher, un fast-food reste un fast-food !

 

Ces enfants là...

Ces enfants là...

 

Ils sont si bien élevés, les gosses qui meurent de faim,

Ils ne parlent pas la bouche pleine, ils ne gâchent pas leur pain,

Ils ne jouent pas avec la mie, pour en faire des boulettes,

Ils ne font pas de petits tas, au bord de leur assiette,

Ils ne font pas de caprice, ne disent pas ‘j’aime pas’

Ne font pas la grimace, quand on enlève un plat,

 

Eux, ils ne trépignent pas, pour avoir des bonbons,

Ils ne donnent pas au chien, le gras de leur jambon,

Ne courent pas dans vos jambes, ne grimpent pas partout,

Ils ont le cœur si lourd, qu’ils vivent à genoux,

Pour leur repas, ils attendent sagement,

Ils pleurent quelquefois, quand ça dure trop longtemps…

 

Non, non rassurez-vous, ils ne vont pas crier,

Ces petits enfants là, ils sont trop bien élevés,

Eux, pleurent sans bruit, on ne les entend pas,

Ils sont si petits, qu’on ne les voit même pas,

Ils savent qu’ils ne peuvent, rien attendre de leur mère,

Ils cherchent stoïquement, du riz dans la poussière,

 

Mais ils ferment les yeux, quand l’estomac se tord,

Quand la douleur atroce, irradie tout leur corps,

Non, non soyez tranquilles, ils ne vont pas crier,

Ils n’en ont plus la force, seuls leurs yeux peuvent parler,

Ils vont croiser leur bras, sur leur ventre gonflé,

Ils vont prendre la pose, pour faire un bon cliché…

 

Ils mourront doucement, sans bruit, sans déranger,

Ces petits enfants là, ils sont si bien élevés…

 

La vie au XVème siècle…

La vie au XVème siècle…

Si vous aimez connaître l'origine des mots et des expressions, vous allez savourer ce petit papier. Bonne lecture!

La prochaine fois que vous prendrez votre bain et que vous trouvez que l'eau n'est pas à la température souhaitée, pensez à vos ancêtres qui vivaient au15e siècle.

La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils avaient pris leur bain en mai et qu'ils sentaient encore bon. Cependant, la chaleur arrivant, ils commençaient à sentir, alors les mariées apportaient un bouquet de fleurs pour cacher l'odeur...d'où la coutume, pour la mariée, de porter un bouquet...

Les bains se prenaient dans un grand tonneau rempli d'eau chaude.

L'homme de la maison avait le privilège de passer le premier, puis tous les autres fils et hommes; alors seulement après tous les mâles venaient les femmes et finalement les enfants, et le dernier de tous, le bébé. Mais comme l'eau était devenue très sale et qu'on pouvait perdre quelqu'un au fond, on lançait la phrase, avant de vider le tonneau : «Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...»

Les maisons avaient alors un toit de chaume; de la fine paille pilée l'une sur l'autre, sans bois souvent. Cela devenait la place favorite des petits animaux pour se tenir au chaud : chats, chiens, rats, souris et autres bestioles. Quand il pleuvait, l'endroit devenait glissant, et certains animaux tombaient; alors d'où vient l'expression anglaise : «it rains cats and dogs» (Expression employée lorsqu'il pleut averse). Comme on ne pouvait les empêcher de tomber dans les beaux draps, cela devenait un vrai problème.

Alors on inventa le lit à baldaquin...

Le plancher se salissait facilement. Seuls les riches pouvaient se payer des produits pour enlever cette saleté; les pauvres furent donc vite traités de «sales pauvres».

Parfois ils réussissait à se procurer du porc; c'était un signe de richesse quand un homme pouvait apporter du bacon à la maison et l'expression est restée :

«Bring home the bacon» (Rapporter le bacon (la paye) à la maison).

Les riches possédaient des plats en étain; mais les produits avec un grand taux d'acidité provoquaient l'empoisonnement; c'est pourquoi, pendant plus de 400 ans, les tomates ont été considérées comme poison...

Le pain était divisé selon le statut de chacun; les travailleurs avaient droit à la croûte souvent brûlée du dessous, la famille, la mie du milieu et les invités la croûte du dessus...

Les coupes pour la bière et le whisky étaient, souvent en étain aussi. Ils provoquaient des malaises et les gens se traînaient sur les routes et on les pensait souvent morts. Mais avant de les enterrer, on les amenait sur la table de la cuisine et pendant ce temps, les autres buvaient et mangeaient jusqu'à ce que le malade se lève enfin ou décède, pour de vrai... d'où vient la coutume de «la veillée au corps»...

Souvent, comme les cimetières étaient vite remplis, on enterrait, plus tard, dans le même terrain. Mais plus d'une fois sur 25, on constatait que le « mort » précédent avait gratté et laissé des traces sur la pierre tombale. Ils réalisèrent donc que certains avaient donc été enterrés encore vivants... Alors, pour éviter pareille torture, ils décidèrent d'accrocher une corde au poignet du mort qu'ils laissaient ressortir en dehors et ils y accrochaient une cloche. Et quelqu'un devait veiller chaque nuit pour voir si la cloche ne sonnerait pas. Si oui, on disait qu'il avait été «sauvé par la cloche» .

Et tout ceci est la vérité... Maintenant, qui osera affirmer que l'histoire est ennuyeuse ?

 

La grenouille et le Français….

La grenouille et le Français….

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est cette fois vraiment chaude.

La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s'extraire de la marmite.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.. Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte ". Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20,30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire dramatiques. Le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses entre le réel et le virtuel, entre les films et la réalité.

L'énergie nucléaire, les engrais chimiques, les clonages, le génie génétique, ont grignoté progressivement notre libre arbitre au point qu'il est devenu illégal de vouloir manger bio, condamnable de vouloir échapper aux vaccinations.

Mais le meilleur est à venir, car voici qu’arrivent les puces " Verchip ", microprocesseurs, de la taille d'un grain de riz, mises au points par la société Applied Digital Solutions, en Floride. Ces puces dont implantées sous la peau et émettent un signal lisible par un décodeur spécial qui identifie tous nos paramètres sociaux, médicaux et autres...

Les malades en sont les premiers "bénéficiaires" aux Etats-Unis. L'implantation coûte 200 dollars, plus 19 dollars d'abonnement mensuel pour l'entretien des bases de données. Vos enfants seront la prochaine cible. Pratique, n'est ce pas ? Et puis bientôt, ceux qui refuseront perdront l'accès aux établissements publics, aux autoroutes, aux banques ; sur les routes, la police vérifiera si vous avez bien votre puce et si elle est à jour.

Lorsque ces choses avaient été annoncée s pour la première fois, c'était pour demain. Là, c’est pour aujourd’hui. Alors, si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.

La France a déjà basculé dans une forme de régime autoritaire sous tutelle US. Les Français se comportent de la même manière que la grenouille. Ils tolèrent la destruction progressive de leurs libertés. Ils ont déjà largement dépassé le seuil du tolérable et ne réagissent pas… ne réagissent plus... Mais pouvons-nous seulement encore réagir ?

 

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois.

La misère n’est en rien moins forte au mois d’août. Six millions trois cent mille français sans travail, sans revenu, si ce n’est quelques centime d’euros, en laiton marron.

Certains peu miséreux ont démocratiquement la tâche de supprimer ce cancer social qui ne cesse de métastaser. Passant leur temps et l’argent de la République à nourrir leurs riches bienfaiteurs, ils sont bien obligés d’affirmer à grands coups de menton et de télévision un mensonge tout ce qu’il y a de plus énorme.

Oyez, oyez, les pauvres ! Vous êtes égaux dans une indigne misère, mais parmi vous il y en a qui sont encore plus égaux, encore plus pauvres. Et les véritables responsables de votre misère actuelle, ce sont eux !

Est-ce que ce sont eux qui détournent des milliards d’euros ? Non. Est-ce qu’ils maintiennent des milliers de gens à la rue en refusant de construire des logements sociaux ? Non. Est-ce qu’ils ont des rémunérations que 99,9% n’auront jamais, des logements, des prêts à taux zéro, les honneurs et les micros ? Encore non. Est-ce qu’ils volent massivement ? Ben, non. Est-ce qu’ils imposent leur mode de vie aux autres ? Non, pourquoi ? Est-ce qu’ils dilapident des milliards dans des guerres lointaines pour tester des armes de morts encore plus mortelles et protéger les champs de came qui iront doper leurs électeurs et infecter les circuits boursiers ? Euh ! Non. Est-ce qu’ils sont souvent coupables d’actes répréhensibles à grande échelle, comme déclarer une guerre sur des preuves totalement fabriquées ? A ma connaissance, non.

Ils n'ont rien de chez nada, même pas un avion en papier ou un tank en plastique. Ils vivent obliquement, si on peut dire, parce que la plupart du temps les gens les regardent de travers. Ils sont sans maison, sans pelouse, sans chien et même sans Drucker, des fois. Ils n’ont pas de pays unique. Ils sont les voyageurs d’une diaspora en dehors de nos sociétés barricadées, très pauvres et massivement rejetés par ceux-là même qui ont institutionnellement pour tâche de l’accueillir dans nos villes. Ils ont souvent fui la faim et les massacres. Dernièrement encore, puisqu’il paraît que l’Europe s’est embrasée du côté des Balkans, grâce à d’autres qui savaient exciter les « bêtes » de chez eux.

Mais il paraît, aux yeux des mercenaires de la stigmatisation bien de chez nous, des professionnels du baratin de foire (pardon aux forains), des Palin en tricolore, des Vanneste, Hortefeux, Lefebvre, Ciotti et d’autres qui ont aussi le pied dans la porte du remaniement ministériel à venir, que se sont eux. Sarkozy de Nagy-Bocsa (nom complet de notre Président) a baissé le pouce comme les Empereurs romains.

Vous voyez les étrangers au bout de la ville avec leurs caravanes et leurs Mercedes ? Ce sont eux, puisqu’on vous le répète ! D’ailleurs, ils sont en train de solder leurs baraques à frites pour s’acheter des maisons "Phénix", ça veut bien dire qu’ils préparent des gros coups. La carte, on s’en fout. Z’avez vu leur accent, z’avez vu comment ils s’habillent ? Des français comme ça, pas chez moi !

Quelques mots, quand même, à tous les amis aveugles de ces lois qui définissent comme pas français et dangereux à peu près tout ce qui n’a pas le profil « Neuilly-bienfaiteur UMP ». Un peu d’ammoniaque pour tous ceux qui bouclent les fins de mois en allant taper le voisin, en se glissant dans les files des Restos du cœur, tous ceux qui font des déménagements au black ou des ménages à 5€/h, en attendant de vendre leurs dents. Rien qu’une petite mise au point pour ceux qui sont positifs aux sondages bidonnés de l’IFOP et de tous ces sondeurs lancés par l’UMP, par exemple le fondateur d’Opinion Way, Cazenave, qui a commencé sa carrière au cabinet de Longuet, président du groupe UMP au Sénat et fondateur du groupuscule fasciste Occident.

Parce que j’en ai un peu assez de les voir se faire du mal en crachant dans le vent.

Karcheriser les villes et les campagnes en chœur avec leurs idoles à postillons ne les empêcheront pas de se retrouver un jour à la rue, sous l’insupportable regard des normaux.

Il suffit d’une perte d’emploi qui se décline en crise financière et affective. On ne peut plus honorer les traites, on ne peut plus tenir son couple, retenir sa vie qui part en miettes dans la bonde de l’évier, avec le fond de whisky.

Là où on peut vomir toute espérance, ils deviendront plus sales et paumés à chaque minute qui se barre sans retour. Ils se verront tourner autour du Pôle, avant de faire la queue devant les foyers d’hébergement. Ils se retrouveront contrôlés, tutoyés, bousculés, par cette même « police » qui assurait leur sécurité contre cette même armée des ombres dont ils font maintenant partie.

Ils seront obligés de dire merci au « rebeu » ou au « renoi » qui a encore un fond de rouge. Ils passeront plus de nuit à cuver qu’ils ne le souhaitaient, quand la cuite était joyeuse à encourager Jean-Marie et Nicolas et ses clones pour le nettoyage du quartier.

Une chance sur combien ? ...Déjà une chance sur quatre de se retrouver sans job. Appuyez bien sur le buzzer.

Ils seront encore en train de tomber, encore à ne pas supporter la dureté des nuits sur un banc, que Sarkozy de Nagy-Bocsa et sa meute sans muselière auront déjà inventé une nouvelle tranche de français à identité pas claire, et même franchement de trop. Nouvelles tendances profilées pour les Français bien blancs et provisoirement à l’abri, qui mettent toute leur haine à voter « Nettoyage et fric ».

Ce qui ne stoppera pas leur descente en aveugle, mais enrichira les vendeurs de serrures, les installateurs de digicodes et les dresseurs de chiens. Sans parler des promoteurs qui fabriquent et vendent des maisons en carton, avec d’énormes grilles autour. Sans oublier tous ces maires qui excellent à financer leur prochaine campagne de réélection en quadrillant les rues, désertes à sept heures du soir, de centaines de caméras de surveillance, et doublent leur pécule personnel avec de beaux billets de cinq cents, tous enregistrés sur un compte à numéro dans le paradis fiscal qu’ils veulent, absolument, supprimer, comme l’a d’ailleurs promis le résident élyséen qui racle les planchers.

Oui, vous, vous les pôv cons ! Vous vous casserez irrémédiablement la figure à écouter ces discours sacrificiels. Sous le carton ou dans la caravane, vous verrez bien que vous n’avez jamais été le chasseur. Trop tard.

Pendant ce temps, l’homme de la rupture avec le lien commun continuera à exciter ces français déjà bien brisés dont vous faisiez partie avant de n’être plus personne et presque plus rien.

Il continuera surtout à siphonner le holding France, votre star du rejet. Il transvasera, comme vous le suppliiez de le faire, l’argent des hôpitaux, des tribunaux, des crèches, des universités, des maternelles, des maisons de retraite, des foyers d’accueil, des salles de shoot, des centres sociaux, des centres culturels, des maisons de jeunes, vers sa base, ceux de chez lui.

Patrons qui se tairont, comme toujours, sur ce qu’ils font de ces masses d’argent qui leur tombent chaque année. On peut quand même avoir une idée assez claire de l’utilisation, vu qu’ils n’embauchent pas, qu’ils ferment les usines une à une pour que les actionnaires acceptent leur retraite-chapeau et leur salaire à six zéros, et qu’ils proposent de plus en plus à leurs salariés d’aller bosser comme des noirs dans des pays où on parle pas un français de souche, pour cinq kopecks la journée.

Trois ans de manche, c’est l’hôpital. Normal, vous êtes en phase terminale. Les cliniques vous ont rejeté, de toute façon. Vous commencez sérieusement à ouvrir les yeux. C’est rideau, Nicolas le Hardi a ouvert grand les vannes du pillage.

Ainsi les PDG d’hyper, vendus aux hedges funds US grâce à toutes ces portes grandes ouvertes aux capitaux depuis tant d’années par les dévoués politiques UMP et PS cherchant à assurer le lancement de leurs idées, et le financement de leurs maisons de campagne.

Il n'y a jamais un Lefebvre pour gueuler sur la racaille qui a lancé la tournante des prix. Etonnant, non ? Mais vous vous en fichez, on vous laisse plus entrer dans les temples de la conso. Vous puez trop.

Ainsi les salaires. Bloqués. Votre nouvelle star n’en dit jamais rien, mais ne rate pas une occasion d’augmenter le sien. Vous paieriez pour aller bosser. Mais vous êtes plus capable à force de vous faire tabasser et de dormir à la dure. L’autre fois, c’était le voisin, hein ! Il ne vous a pas même reconnu. Dire que vous lui avez offert une paire de tong avec la tête de Raoult dessus.

Ainsi le manège impuni de toute cette faune politico-ploutocratique qui s’ébat dans une endogamie croissante. Ce parasitisme social atteint des proportions faramineuses, à la mesure du taux de profit croissant arraché sur ton dos. La preuve, t’as craqué, même la haine ne t’a pas soutenu.

Toujours plus fort, toujours plus haut, toujours plus par la fenêtre. Les excommunicateurs ne disent rien sur cette plus-value qui saigne des milliers d’accidents du travail et de harcèlements chaque année. Mais ils militent pour tout privatiser.

Tu fonceras un jour sur le Rom du moment avec un t-shirt Nike pour drapeau. Ça c’est un pays de marque mon fils, pas un repère de rouges ! Non, toi tu ne fonceras pas, tu seras déjà six pieds sous terre dans le cimetière Leclerc.

Au fond de cette impasse puante où l’on t’a ramené, vu qu’il n’y a plus de place à l’hôpital, tu commences à vraiment te dire que les dîneurs au sein de l’enclave parasite mélangent un mépris à peu près total pour les idées politiques avec une addiction absolue à l’argent. Ils ont retourné l’essence de l’humain, de la République, les mots.

Tu le sais maintenant, il faut regarder les mains. Mais tout ça ne te concerne plus, vieux débris. Va-t-en ! Ou j’appelle les flics.

 

La nuit des Zombis.

La nuit des Zombis.

« Seul l’amour peut guérir de la haine ».

En réalité, nous sommes dans la nuit des morts-vivants... Oui, vraiment.

Ce n’est pas un film, ou une histoire, mais la réalité : tous ces zombies autour de nous, et qui non contents d’être eux-mêmes morts et vivants, veulent nous attirer dans leur monde d’obéissance absolue, de conformisme et d’aveuglement.

La lobotomisation des humains par le langage vidé de tout sens, l’inversion des valeurs fondamentales, les plaisirs immédiats, la consommation aveugle, le travail abrutissant, les faux prophètes et les lâches, les menteurs, les meurtriers déguisés en héros et adulés en leaders...

Si vous regardez autour de vous, vraiment, avec curiosité et attention, vous les aurez sans doute remarqué : tous ces zombies, tous ces lobotomisés, intelligents et riches, contents et satisfaits, parfois un peu inquiets des rumeurs mais vite rassurés par Claire Chazal et Laurence Ferrari, et par les "Debunkers" : les prêtres de la norme absolue, du dogme unique.

Terrorisme islamique et taliban, Iran nucléaire et hostile, réchauffement climatique, nécessité des vaccins, capitalisme indispensable, évolution darwinienne, un 11 septembre au cutter, un Israël qui ne fait que se défendre (préventivement), et des palestiniens qui terrorisent ...

Une histoire lisse, un conte comme celui de nos enfances, où aujourd’hui, les USA et leurs alliés...sont le Bien, et le reste du monde des barbares à coloniser, à discipliner, à convertir.

Car les zombies sont parqués, placés entre deux lignes qu’ils ne peuvent franchir sous aucun prétexte.

Si par accident ou par un improbable concours de circonstances, ils traversaient la ligne, les prêtres modernes apparaissent, ils ne sont jamais très loin : Claire Chazal, Laurence Ferrari, Jérôme Quirant, Alain Minc (Le Monde), le New York Times, un docteur par ici, un expert par là, des ministres arrogants, des "spécialistes" condescendants... Il y a un « expert » pour chaque domaine, chaque pays, chaque groupe dissident.

Les cerveaux humains, d’ordinaire de formidables machines à penser potentielles, sont vite remis sous clé.

Esprits domestiqués. Emotions domptées. Pensées assimilées. Neurones digérés.

Si vous regardez autour de vous, mais vraiment, avec attention, cette fois, en pleine conscience, avec curiosité, et que vous n’êtes pas un de ces morts-vivants, vous l’aurez sans doute remarqué, cela se voit à leur démarche, pleine de leur soumission, de leur reddition.

Et à leur regard ! Leurs yeux. Eteints, fixes. Il y a plus de vie dans des phares d’une voiture (d’occasion).

Où sont les barreaux, les barbelés, les miradors ? Nulle part, pourtant. Invisibles, en tout cas.

Et ce monde n’a jamais été autant rempli de prisonniers qui tournent eux-mêmes la clé dans la serrure, écoutant les menteurs professionnels, rassurants, et rejetant les amis qui veulent leur prendre la main et les encourager à réfléchir par eux-mêmes.

La vie-mort envahit le monde, avec ses armées de prêtres modernes, d’experts et de spécialistes arrogants ; de Chazals, de Ferraris, de Quirants, d’Attalis, de Bernard-Henri Levys, d’Al Gores, de Bachelots, de voisins, d’amis, de personnes qui ont un avis sur tout mais ne sont prêts à aucune recherche personnelle, l’esprit ouvert à 180°.

Ceux qui ressentent encore l’appel de la conscience et de la vérité, ceux dont le cœur se pince encore devant les atrocités commises dans le monde et devant toutes les guerres menées par le prix Nobel de la paix et de bien d’autres encore, ceux que le siège de Gaza, l’écrasement des chemises rouges, le pillage de l’Afrique et de l’Amérique du Sud, l’annexion du Tibet... touchent encore, ceux qui ne dormiront comme avant que lorsque les vrais meurtriers du 11 septembre, les voyous qui nous gouvernent seront sous les verrous, tous ceux-là ne sont pas plus parfaits, ne sont pas meilleurs, ne sont pas plus courageux ou plus valables que tous les autres.

Mais eux ne sont pas encore morts... - vivants. Pas encore.

 

Il faut fermer le fumoir de l’Elysée.

Il faut fermer le fumoir de l’Elysée.

La shoot-room de l’Elysée, où l’on se défonce sec à la Securitoïne… Il est temps de fermer ce lieu, car notre devoir est lutter contre le fléau des drogues dures, élections à la clé.

Ces toxicos, en cravatés jusqu’à l’os, dissimulés dans leurs burqas de marque, élevés comme des poulets de ferme au bon air de Neuilly, sont hélas totalement accros : c’est la dépendance pour ces absolute junkies à la Securitoïne.

Depuis maintenant plus de trois ans, ils se pressent tous les mercredi matins à la shoot-room de la rue du Faubourg-Saint-honoré, pour fiévreusement se faire administrer leur dose. Une intraveineuse directe de Securitoïne, genre la guerre contre le monde entier, et ils sont regonflés à bloc, semaine après semaine. A peine le garrot lâché, les voici à nouveau l’œil resplendissant devant les journalistes installés dans la cour de la shoot-room, qui face à cette fulgurance, hésitent à appeler le centre 15.

Car hélas les ravages de la drogue sont bien connus. Les toxicos non pris en charge vomissent toute aide, que ce soit celle des parents, du juge, de la loi ou du psychiatre.

La Securitoïne est une drogue dure : elle apaise les angoisses en créant une angoisse encore plus forte, à savoir un bonheur illusoire, aseptisé, qui devient mortel devant le moindre obstacle.

Ces malheureux ont troqué l’andouillette grillée et le Côtes-du-rhône contre la pureté, exempte de toute origine étrangère, avec à l’appui un certificat génétique garanti par le ministère de l’Identité Nationale. Une ombre, et pour ces malades, tout est destroy. Il leur faut alors tenir, s’accrocher, compter les jours, puis les heures, jusqu’au nouveau passage à la shoot-room, le mercredi béni de la seringue.

Comme des amis dépassés, nous avons assisté à ce naufrage dans la défonce, psalmodié sur l’air de « Tu l’aimes ou tu la quittes » : refus de toute amnistie, objectif chiffré d’expulsions, racaille, karcher, 58° loi sur l’immigration, peines plancher, 49° loi contre les mineurs, guerre contre la Cimade, homme africain qui ne sait pas comprendre l’avenir, flambée délirante contre les patients-psy, suppression du juge d’instruction, saillie contre les Talibans et envoi de soldats en Afghanistan, guerre déclarée à l’hamburger hallal, refus de visas aux étudiants étrangers (qui partent donc au Canada), loi bidon anti-burqas, suppression des allocs pour les enfants dont le frère a déconné, dénonciation des Français d’origine étrangère, gens du voyage qui ne voyagent plus, parents emprisonnés pour la faute de leurs enfants, déchéance de nationalité pour sauver la République, critiques enflammées contre le Conseil Constitutionnel et la Cour Européenne des Droits de l’Homme, … et hier dénonciation de l’ONU qui est nulle et ne comprend rien au monde.

Nos desperados junkies ont largué les amarres. Oui, il faut de toute urgence fermer la shoot-room de l’Elysée.

La base des shoot-rooms, c’est la politique réaliste de diminution des risques. Tout repose sur un principe, intangible : le psychiatre est le soignant, et le junky est le malade. Si les rôles s’inversent, le junky vire le psychiatre, et c’est la spirale de la perdition.

La seule solution est alors de tirer le rideau…

 

La fin de la corrida en Catalogne…

La fin de la corrida en Catalogne…

L'interdiction de la corrida en Catalogne reflète l'époque aseptisée dans laquelle nous vivons. A choisir, entre l'abattoir et l'arène, je préfère l'arène et le combat pour la vie qui s'y déroule.

Ah, la belle victoire que voilà ! Ainsi donc la Catalogne a décidé d’interdire la corrida.

Du côté des « Antis », on se félicite. Attaquer la tauromachie sur ses propres terres et vaincre de surcroît, quelle jouissance ! Drôle d’époque. Comme j’aimerais croire que la corrida soit en effet l’ultime barbarie humaine à éradiquer, la dernière survivance d’une époque sanguinaire à jamais révolue. Comme j’aimerais penser que l’animal une fois sauvé de l’homme permettra enfin à l’homme de se sauver de lui-même. Plus de corrida, donc plus de sang versé, jamais, nulle part, ni celui des bêtes ni celui des hommes.

Du combat singulier entre le toro et le matador bientôt sans doute il ne restera plus que quelques images couleur sang et or, et des faenas de légende gravées dans les mémoires des plus anciens. Bienvenue dans un monde de volailles en batterie et de bœufs à l’abattoir. C’est propre, industriel, invisible, surtout et c’est là l’essentiel. Cachez ce sang que je ne saurais voir. Laissez-moi me fondre dans le grand troupeau de consommateurs anesthésié qui bêle le week-end dans les centres commerciaux, qui s’abrutit en semaine derrière des écrans aseptisés où le sang lorsqu’il coule, même du ventre d’un homme, n’est jamais qu’une idée de sang, lointaine, insaisissable, une idée qui, curieusement, n’atteint pas cette sensibilité que nous prétendons si raffinée aujourd’hui.

L’essentiel voyez-vous, ce n’est plus le sacré, ni l’esthétique, ni même la vérité du combat pour la vie, non l’essentiel c’est le propre, l’inodore, le sans saveur, voilà notre nouvelle morale d’occidentaux en perdition derrière nos écrans. Et nous appelons empathie ce qui n’est que sensiblerie dévoyée par nos vies stérilisées, insipides, allergiques au risque, étrangères à l’héroïsme, en panne de sacré, bercées de l’illusion funeste que la violence, à supposer qu’on refuse de la voir, disparaîtra. Ne voyez-vous pas que déjà elle se réfugie ailleurs ? Là où il n’y a ni musique, ni or, ni règles de combat, ni costumes de soie, ni bravoure, ni respect de l’adversaire ?

Qu’on me permette de ne pas me réjouir de cette sinistre victoire. Si j’étais un toro, je choisirais l’arène, je me perdrais dans les plis de la cape, je ploierais l’échine sous les coups du picador, je chasserais les banderilles de ma nuque et je chargerais, encore et encore, l’armure dressée vers le ciel, cet ennemi de soie et de lumière jouant de son intelligence pour honorer ma force, m’offrant par amour la liberté ultime de combattre.

Il y en a pour qui la vraie barbarie, c’est celle du troupeau que l’on mène à l’abattoir. Et celle-là ne fait que commencer.

 

 

DE LA SERVITUDE MODERNE

DE LA SERVITUDE MODERNE 1/3

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Ce film est élaboré à partir d’images, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès.

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Avant de partir en vacances : le kit garde-à-vue.

le kit garde-à-vue.

Une innovation moderne et bientôt indispensable, moderne, bientôt tendance, le kit garde-à-vue va rapidement devenir incontournable.

L’idée a germé dans le cerveau de jeunes créateurs prêts à se lancer dans le capitalisme "entrepreneurial" cher au président de la république.

« Il y a eu 800.000 gardes à vue en 2009, avec le durcissement de la législation sécuritaire, on peut s’attendre à dépasser le million en 2010 et les deux millions en 2012. Il fallait absolument réagir et proposer à ce marché émergent un outil pratique pour que cela se passe dans les meilleures conditions » a déclaré le jeune patron de cette start-up : « Kit en Stock » qui lance sa campagne de promotion au slogan prometteur : « Ma prochaine garde à vue ? Heureusement, j’ai tout prévu ! »

« Nous souhaitons obtenir un agrément du ministère de l’intérieur et une validation par les syndicats de police mais cela n’est pas facile car il faut obtenir leur accord pour que le kit ne soit pas retiré au gardé à vue sous quelque prétexte que ce soit. » a-t-il ajouté.

Le kit se présente sous la forme d’un sac « banane » très compact. Il peut contenir :

- Un brochure rappelant les droits du gardé à vue basés sur la législation française et européenne. Elle est fabriquée en cellulose de maïs donc comestible… Il est conseillé de l’apprendre par cœur au cas où un policier indélicat prévenant vous obligerait à la manger.

- Un petit drapeau français dépliable pour prouver son attachement à La France

- Un prospectus UMP de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy et un autre « J’aime La Police de mon beau pays ! » pour faire bonne impression

- Une pochette destinée à contenir tout document : copies des actes d’état-civil des parents et grands-parents pour prouver sa nationalité, certificats médicaux, attestations diverses es qualité, adresses et numéros de téléphone du médecin, de l’avocat, de la famille, du député UMP le plus proche

- Une brosse à dents et une dosette de dentifrice sous forme de gel liquide pour ne pas énerver les policiers si vous puez de la gueule

- Deux sacs vomitoires biodégradables. Astuce : mangez peu si vous pensez vous trouver dans une situation susceptible de vous mener en garde à vue. Par exemple: déambulation ou conduite automobile de nuit près d’une cité de banlieue, manifestations, visite du président au bon peuple, entreprise en grève, sortie en boîte de nuit, rave party, voies ferrées d’un TGV

- Une lingette parfumé antiseptique biodégradable fabriquée avec de la cellulose recyclée

- Une dosette de savon liquide antiseptique

- Un bipper configuré pour être relié à un cabinet d’avocat avec un message court et précis « Sortez-moi de là, je ne suis pas une célébrité mais je suis en garde-à-vue au commissariat de … »

- Une petite lampe torche assorti d’un lecteur MP3 avec micro haut-parleurs intégrés diffusant « La Marseillaise » chantée par les chœurs de l’armée française, des chansons bien de chez nous comme « Douce France » et un enregistrement de la lettre Guy Moquet récitée par Christian Clavier, d’un crayon pour écrire vos aveux si vous vous brisez la mâchoire dans l’escalier du commissariat

- Des grilles de mots croisés et de sodoku

- Un tranquillisant léger homéopathique sous la forme de deux comprimés pour arriver à dormir en cellule

- Un petit oreiller gonflable

- Un pince-nez pour se prémunir contre les odeurs en cellule

- Des boules Quiès pour les cris des autres coupables présumés innocents

- Une dosette de vaseline antalgique apaisante pour les touchers rectaux

Ce kit est en promotion pour son lancement au prix imbattable de 29,99 €. Il sera disponible partout.

 

Des favelas à la Française.

Les bidonvilles du Président.

Des monstres, des animaux, des sauvages ! Tels sont les mots que l'on entend ça et là, à propos des attaques contre les policiers à Grenoble, contre une gendarmerie à Saint-Aignan. Dans les deux cas, un groupe important de personnes a pris fait et cause pour un des leurs, délinquant, et tué par les forces de l'ordre.

Cette réaction contre la police démontre que, de plus en plus, une partie de la population n'a plus confiance en la police et la justice de son pays.

Certes, il y a des conditions mafieuses dans les cités, certes, divers trafics y prospèrent. Pourtant, la sécurité devait être la priorité du quinquennat du Président en place. Des moyens importants ont d'ailleurs été déployés, des lois très répressives ont été promulguées et la police jouit d'une impunité rarement atteinte depuis les années 70.

Alors, on peut se demander : pourquoi cette dégradation ?

Nicolas Sarkozy et son équipe ont favorisé le communautarisme social en plus de certaines formes de communautarisme ethnique ou religieux.

Les fameuses bandes contre lesquelles une loi a été votée il y a quelques mois, correspondent, soit à un regroupement tribal, soit à un regroupement de type gang et les deux se confondent souvent. Le gang peut protéger la "tribu" et, réciproquement, la tribu peut laisser le gang coexister en son sein, juste par fraternité et si elle y trouve un intérêt.

Une fraternité qui remplace la froide solidarité des services publics en régression.

Et quand il y a de "bonnes affaires" à faire ou quand il s'agit de faire front face à la police, les gangs et les tribus peuvent trouver un intérêt commun à gommer leurs différences.

La violence devient un exutoire puisqu'elle vient en réponse à une autre violence, celle des forces de l'ordre et de ce qu'elles « défendent » : la société.

Le type qui tire une balle de chevrotine ou balance un cocktail molotov sur une voiture de police, cherche à tuer d'abord l'opprimé, le sans grade, l'animal, le barbare qu'il est, tant on l'affuble de ces qualificatifs depuis des décennies. C'est une reconquête illusoire de dignité, non pas aux yeux de l'opinion publique, - ça, cela fait longtemps qu'il s'en fout - mais à ses propres yeux.

Des gens du voyage détruisent une gendarmerie avec une rage, une hargne, une violence inouïe dans une bourgade de province alors que l'un des leurs, semble-t-il, a été tué après une course poursuite avec les gendarmes ? Cette violence réactionnelle est proportionnelle au mépris, à la méfiance, au rejet, au harcèlement, aux vexations, aux humiliations, aux contrôles au faciès subis depuis tant d'année de la part des forces policières mais aussi de certains maires, qui leur refusent un accès pour s'établir malgré la loi qui les y oblige, ou leur rend le séjour difficile pour qu'ils s'en aillent au plus vite.

Ils auraient pu tout aussi bien porter plainte me direz-vous. Justement, s'ils ne l'ont pas fait , c'est qu'ils estiment que la justice n'est pas impartiale et ne les entendra pas. Ils ont entendu parler de ces procès vite expédiés où l'on condamne sur la bonne foi des témoignages de policiers comme à Villiers-le-Bel, il y a trois semaines.

Ils entendent aussi parler de l'affaire Woerth où un procureur mène des perquisitions en prévenant les mis en cause...

A Grenoble, des gens tirent au fusil sur les policiers, une mère accuse la police d'assassinat juste parce que son fils a pris deux balles dont une dans la tête et que ça ressemble à une exécution. Cela veut dire, là aussi, que dans ces endroits, la police et la justice sont vécues comme les serviteurs zélés d'un système ultra violent qui les broie un peu plus chaque jour.

C'est donc bien une logique de ghetto, c'est même une logique de « bidonville » où il est impensable pour ceux qui y vivent, que la police en prenne le contrôle. A la limite, vivre au milieu des petits trafics est aussi insupportable que voir des policiers tous les cent mètres.

L'élite politique française, elle, préfère, le terme de "zones de non droit".

Dans les "zones de non droit", au sein de certaines bandes qui servent de terreau à la délinquance, on a bien compris, finalement, la société dans laquelle nous vivons.

La première valeur qui compte, n'est plus la terre, ni le travail, ni la connaissance ou la morale mais l'argent.

L'élite qui s'affiche à la télé, à la radio, qu'elle soit économique, culturelle, médiatique ou politique ne doit pas sa puissance à la terre. Elle la doit très peu au travail, un peu à la connaissance, parfois au talent mais surtout à l'argent qui en résulte ou dont elle a hérité.

Dés lors qu'un jeune a compris que pour réussir, il faut traiter des affaires, finie cette école où il s'emmerde. Le voilà potentiellement égal à un de ces hommes d'affaire qui font la couverture des magazines.

Et s'il a compris qu'il risque des ennuis avec la justice, il pensera à Bernard Tapie ou à Loïc Lefloch-Prigent, anciens taulards, et aux patrons-voyous si fréquemment cités pas Nicolas Sarkozy mais toujours impunis.

Il pensera à ces gros contribuables fraudeurs, à ces évadés fiscaux qui ont quitté la France et restent, malgré tout, courtisés et honorés par l'élite politique au pouvoir.

Pourtant, la France, ils l'aiment mais... ils la quittent...

Celui à qui on a répété, "La France, tu l'aimes ou tu la quittes", comprend ainsi toute l'imposture. Des politiciens restent très bons amis avec ceux qui préfèrent leur argent à leur pays, et se permettent de donner des leçons de patriotisme aux pauvres qui ne peuvent même pas quitter leur ghetto !

C'est on ne peut plus clair pour un esprit intelligent et ambitieux, l'argent donne donc tous les droits y compris ceux que la plus élémentaire morale réprouve, alors le jeune du ghetto en gagnera pour peut-être quitter ce ghetto si honni. Mais en attendant, le ghetto le protège et lui assure une impunité comparable à celle des riches des très beaux quartiers. Tout comme eux, il faut s'assurer des protections, des alliances, faire des cadeaux renvoyer l'ascenseur après un service rendu, mais aussi jouer des coudes pour évincer, se débarrasser des minables...

Drogue, voitures volées, braquages, cambriolages. Au fond, ce sont des affaires. Il faut savoir flairer le bon filon, avoir de bon fournisseurs, négocier, marchander, agir au bon moment, organiser le stockage, la revente. Bref, rien que les qualités nécessaires pour s'enrichir vite, se racheter facilement un peu de dignité et s'offrir un peu de paradis... loin du ghetto. Et si on lui dit que c'est interdit, que cela porte un préjudice à des gens, à la société, il sait qu'il peut répondre qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs même chez les grands patrons honnêtes, que des assurances existent pour les préjudices et que les quelques centaines de lecteurs DVD volés dans un entrepôt Carrefour, ne pèseront qu'une goutte d'eau dans les résultats de la multinationale!

Depuis huit ans, Nicolas Sarkozy a en charge, la sécurité de la France. Presque cinq ans comme ministre de l'intérieur, trois ans comme président de la république. Et pourtant, la situation est allé de mal en pis avec des émeutes urbaines ou des actions violentes collectives de plus en plus radicales.

Le discours, qui visait à assimiler les immigrés à des délinquants en puissance pour s'assurer les voix de l'extrême-droite, ne prendra plus à cause d'un bilan calamiteux dont les actions d'éclat devant les caméras n'effaceront pas l'impression de gâchis indescriptible de plusieurs années de politique sécuritaire. C’est la France, avec les solutions de responsables totalement aveugles, tellement imbus de leur personne et seulement intéressés par une pseudo réussite sociale…. Les résultats sont à la hauteur de ce mépris de nos politiques et responsables. Bientôt, les zones de non droit dans notre pays seront de véritables « favelas ». Peut-être serait-il temps de prendre les bonnes décisions…

Oui ! Enfin une victoire dans la guerre contre les délinquants…

Oui ! Enfin une victoire dans la guerre contre les délinquants…

Sarkozy l'avait promis, Hortefeux était déterminé, le gouvernement devait agir et obtenir des résultats. C'est fait!

Une première victoire, une première bataille gagnée dans la terrible guerre menée contre la criminalité.

Une guerre sans merci, défaite assurée pour les délinquants, pas de quartier, pas de prisonnier.

Devant des troupes très motivées, l'avant-garde sarkozienne a atteint les contreforts du camp ennemi, hier vers midi. La délinquance avait bivouaqué dans le Parc de la Tête d'Or à Lyon. Un commando de policiers dévoués, dont la bravoure n'a d'égal que leur rapidité à dégainer le carnet à PV, l'a attaquée par surprise dans une opération de grande envergure.

Une délinquante de 3 ans et demi en train de contrevenir à la loi au su et au vu de tous. Elle faisait pipi sous un arbre encouragée par son père, un homme se déplaçant avec des béquilles.

La préméditation était évidente, le père fut verbalisé et à cause de ses protestations, embarqué au poste.

On pense que pour en arriver là, cet homme appartiendrait peut-être à la mouvance scatophile de l'ultra-gauche mussolinienne islamiste.

La DCRI mobilisera tous ses moyens de renseignements afin de voir si l'homme en question ne préparait pas un attentat contre la France.

Par ailleurs, on a retrouvé une vidéo où déjà, des sympathisants sarkozistes se lèvent pour la guerre, la croisade contre les gens du voyage et le comportement de certains d'entre eux.

"Dehors les romanos! " Sans doute le prochain slogan de la campagne 2012!

 

 

 

 

 

Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende.

Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende.

Certains parmi vous se demandent sans doute déjà quel peut bien être le rapport entre nos dirigeants, ce qu'ils incarnent, ce qu'ils représentent et cette équipe de France pathétique d'ores et déjà éliminée de la Coupe du monde.

Pourtant, c'est évident. Il y a tant et tant de valeurs partagées. Il est même plus qu'aisé d'en dresser la liste, comme ça, au débotté. L'arrogance qui le dispute à la suffisance, le "bling-bling" qui est présenté comme l'accomplissement d'une vie d'Homme, les « Zahia » qui se succèdent dans les coulisses, l'argent qui est érigé en mètre étalon des valeurs humaines, l'intolérance qui est déployée par les sots contre les présumés faibles, la bêtise qui supplante l'intelligence dans le choix des hommes, l'incompétence qui est promue au rang de vertu suprême, les récompenses qui ne sont accordées qu'aux médiocres, les traîtres qui accèdent aux grades les plus élevés, l'irresponsabilité qui est accordée aux promoteurs de tous les échecs programmés, etc. Confondant non?

Aujourd'hui, après sa défaite contre le Mexique, l'équipe de France, déjà peu populaire, est l'objet de critiques que l'on ne peut que partager. La détestation est vive, le rejet vivace. Et qu'on le veuille ou non, le football est aujourd'hui un élément majeur de la vie publique, comme l'écho de ce qu'est la société française, mais aussi, à rebours, comme l'écho de ce que rêverait d'être la société française.

La part du mythe n'est plus à démontrer dans la manière dont fut vécue la victoire française en Coupe du monde 98. Oui, la France a rêvé d'être à l'image de cette équipe, black-blanc-beur. On était loin du rêve à la réalité, mais au moins, ce rêve existait. Une ferveur populaire et partagée berçait la France d'une douce euphorie. C'était un de ces moments où les Français avaient envie de se dire que l'on peut surmonter les différences, le poids de l'Histoire, les clivages sociaux. Le temps de la cohabitation s'y prêtait aussi. Et les médias français de l'époque, miroirs des temps, optèrent naturellement pour la morale du film « L'Homme qui tua Liberty Valance » : « Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende ». Malheureusement, certains mauvais esprits entreprirent aussitôt de démolir le mythe. Oui, la France Black-blanc-beur était un mythe, mais c'était un mythe qu'il fallait continuer d'entretenir au lieu de le moquer comme on l'a fait, car il est de ces mythes sur lesquels on bâtit des Nations.

Aujourd'hui, la défaite de cette équipe de nombrils autoproclamés maîtres du monde, de Ribéry à Anelka en passant par Abidal ou Gallas, sauveurs du football français, est comme l'écho de la défaite symbolique du pouvoir dont l'emblématique héros n'hésite jamais, comme Domenech, à proclamer qu'il peut régler les problèmes du pays, de l'Europe et du monde, alors qu'il est démenti par ses propres résultats. Cette équipe est à l'image du climat national tel qu'il est perceptible après trois ans de ce pouvoir là et de cela, en football comme en politique, les Français ne veulent plus.

Cette équipe de France, ce qu'elle incarne, ce qu'elle porte en elle, est le tragique reflet de l'équipe au pouvoir. Les deux organismes se ressemblent tant que c'en est même désespérant.

Le terrible destin de Gourcuff en est la triste preuve. Le joyau du football français, son avenir, son espoir, a été la cible d'un complot fomenté par Ribéry, Anelka, Abidal et quelque autres. Selon les premiers éléments dont on dispose, cette mise à l'écart, cette exclusion, cette reconduction à la frontière de l'équipe de France ont été causées par ce qui apparaît, aux yeux de toute personne dotée d'une soupçon de bon sens comme des qualités. Le physique, l'intelligence, le talent, la culture, la politesse, l'élégance... Cette diversité là n'a pas été du goût de tout le monde au sein de l'équipe de France. Résultat: rejet, exclusion, intolérance se sont manifestées contre Gourcuff, de la même façon que le pouvoir triomphant entend imposer le même rejet, la même exclusion, la même intolérance à tous les êtres humains qu’il juge différents, et ce, au nom de l'identité nationale. En équipe de France on parle de « l'identité du groupe », mais c'est la même mécanique qui est à l'œuvre. La peur de l'autre déclenche toujours la logique du bouc émissaire.

Le parallèle est osé, j'en conviens. J'ai la faiblesse de le trouver pertinent, d'autant qu'il est riche d'enseignements pour tous les hommes doués de raison voulant faire de tout obstacle une matière de leur travail (Cf Marc-Aurèle). Et d'une, un groupe humain dont le moteur est la peur de l'autre, le rejet de la différence, ça ne marche pas. Et de deux, vu l'opprobre dont cette équipe nationale est l'objet, le peuple de ce pays semble encore avoir une certaine idée de la France.

En ce mois juin, ça ne pouvait pas mieux tomber. Après tout, quoi de plus mythique que de célébrer un appel fondateur que personne n'entendit en son temps. "Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende". La leçon est là: en football comme ailleurs, ce sont les mythes qui font se lever les peuples libres.

 

A toutes les jeunes femmes !

Le journal d'un estomac au régime.

Samedi après-midi

Eh ben voilà. On y est. Chaque année au printemps c'est la même comédie. Elle commence un régime et me met à la diète ! A la diète, moi, un prince de la gastronomie, un estomac capable de distinguer une authentique saucisse de Strasbourg d'une saucisse de Sabourre (du nom de l'inventeur de la machine à bourrer les restes de viande) au moment même où elle franchit ses lèvres (la saucisse, si vous suivez bien).

C'est d'un égoïsme... car enfin, c'est elle qui se met au régime, mais c'est moi qui souffre et fais ceinture (du nom de la machine à serrer les estomacs).

Tout a commencé insidieusement par une séance de coiffure, à cause de dix petites minutes d'attente (oui, la vie tient parfois à quelques minutes). La voilà qui feuillette la pile de journaux. "Marie-Pâle" fait sa couverture avec un mannequin en maillot de bain, une femme si mince que de loin on la prend pour un parasol replié planté dans le sable. suivent les habituels reportages sur maigrir en dix jours, en cinq jours, en deux jours, en cinq heures, etc. Vaguement culpabilisée, voilà ma patronne qui abandonne "Marie-Pâle" pour se jeter sur "Femmélique actuelle". Mais c'est pas mieux: un article titré "Mince sana in corpore salaud" semble traiter de ces salauds de mecs qui veulent des corps minces. Au final, le régime à la mode cette saison semble être celui du Dr Faidublé, un Canadien qui a remarqué que les Esquimaux, habituellement en surcharge pondérale avérée, maigrissent rapidement s'ils se nourrissent exclusivement de petits dés de glace, en bannissant la graisse de phoque et en fuyant le gras de baleine, lesquels sont fermement déconseillés par le Dr Faidublé. Bref, je crains le pire pour ce printemps...

Et ça ne rate pas: sitôt sortie du salon de coiffure maudit, elle entre dans la première librairie venue et achète le livre du Dr Faidublé qui se vend comme des petits pains, ce qui est logique (à cause du blé, si vous voulez tout savoir). Je vous passe les détails horribles, il ressort d'une rapide lecture des vingt pages - vendues au prix du caviar - que les vertus des glaçons peuvent se résumer en deux points clés : valeur calorique quasi nulle et volume conséquent, qui est censé tromper l'estomac (moi!). Croit-il vraiment, cet escroc, qu'un fin gourmet comme moi va confondre un cube de glace avec un carré d'agneau? Qu'il retourne à ses hot dogs de cafétéria universitaire.

Dimanche matin

Pas de croissants au petit-déjeuner... ça sent la catastrophe. Fini les tartines beurrées de l'hiver et les pains au chocolat des matins glacés, point de chocolat chaud où trempe une généreuse poignée de céréales multicouches (céréale+matière grasse+miel+sucre). Ce premier dimanche de printemps est placé sous le signe de la biscotte... (non beurrée, sans confiture).

Midi

Nouveau prémisse des ennuis à venir, nous nous contentons d'une salade et d'un œuf dur. C'est la saison des salades de saison, soit, les tomates du supermarché sont presque fraîches malgré leur voyage depuis les serres espagnoles pleines d'ouvriers agricoles polonais sous-payés, elles sentent presque la tomate, mais tout de même, ça va mal. Madame réfléchit, se tâte, se pèse, se repèse, se soupèse le pour et le contre: va-t-elle faire ce régime si prometteur du Dr Faidublé?

Personnellement, je n'ai pas l'ombre d'un doute, pensez : je la connais depuis qu'elle est née. Je sais qu'elle va de nouveau faire souffrir son corps et son estomac, tout ça pour séduire son mec, l'homme de sa vie. D’autant que sur les vacances, ce n'est pas encore décidé, elle doit questionner son astrologue à ce sujet : les astres lui seront-ils plus favorables au Club Méd, en voyage organisé ou au camping naturiste ? Sur ce point, j'ai un faible pour le camp naturiste, car l'absence de maillot me laisserait espérer un régime alimentaire moins strict... mais ce n'est pas moi qui choisis.

Dimanche après-midi

Elle fait les cent pas (un vieux truc de ma patronne : ça permet de réfléchir tout en travaillant les cuisses et les abdos) puis elle ressort tous ses maillots (mauvais signe) et les essaye un par un devant le grand miroir. Moi je ne la trouve pas si mal que ça, à poil, mais je ne suis qu'un estomac. Je ne peux même pas lui parler. J'ai bien essayé pendant des années de discuter avec son cerveau, mais dès le printemps, il semble totalement disjoncté, obsédé par les filles anorexiques des magazines. Souvent j'ai voulu lui répéter ce que lui serine sa mère :

- Ma chérie, au lieu de faire tous les régimes, trouve-toi un mec qui aime les rondeurs!

- C'est pas des rondeurs, maman, c'est de la cellulite et de la peau d'orange, avec un début de culotte d'éléphant.

Que voulez-vous répondre à ça ? D'ailleurs, un estomac n'a pas de voix. Tout ce que je peux dire, c'est "j'ai faim!"

Dimanche soir

Heureusement, ce soir, comme elle a ressorti dans l'après-midi son tapis de gymnastique et son vélo d'appartement, et qu'elle a sué sang et eau dessus, avec à peine une salade et un œuf dans le ventre, elle craque pour un bon plat de nouilles à la sauce tomate, au beurre et au gruyère, avec un petit steak pour faire glisser les nouilles. Avant un bon régime, il faut faire des réserves, c'est bien connu de la gent féminine.

La nuit porte conseil: elle décidera demain (de mon sort)…

Lundi matin

Eh voilà! Ça y est ! La cata ! Elle est partie au boulot sans bouffer ! A peine si j'ai eu droit à un thé vert avec une infâme sucrette.

J'ai beau gargouiller de plus belle, de beaux gargouillis bien placés au moment où elle croise un mâle de son entreprise, rien n'y fait. Je me tords de douleur, j'alterne les gargouillements et les spasmes vicieux, j'envoie des rivières d'hormones avec un seul et unique message:

- J'ai faim! A bouffer!

Enfin, sur le coup de dix heures trente, elle craque pour une pomme et une barre de céréales pleine de bonnes choses : deux noisettes, du sucre à foison, du gras, du chocolat, un véritable festin… Mal équilibré, soit, mais c'est si bon quand on souffre comme je souffre.

Lundi midi

Retour de la volonté : salade verte, yaourt au trifidus hyperactif à 0% de rien.

Lundi soir

Ca y est, c'est décidé: elle fera le régime du Dr Faidublé.

Malheur! Ai-je donc tant bouffé que pour cette infamie ? D'accord, j'en rajoute un peu : en fait, c'était couru d'avance qu'elle allait le faire ce régime, je le savais avant son cerveau.

Donc, lundi soir studieux, lecture approfondie du livre du bon docteur, stylo en main, où j'apprends que c'est toutes les deux heures que l'on m'infligera l'absorption d'un glaçon, parce qu'il faut me tromper par la satiété ! Foutaises ! En plus je déteste manger froid, ça masque le goût des aliments, c'est indigne d'un épicurien.

Moi qui ne jure que par le cassoulet ou la choucroute, croient-ils qu'un cube de glace va me tromper ? Il a eu son diplôme dans un igloo, ce docteur, ou quoi ? Je suis sûr que les Inuits l'ont foutu à la porte (de l'igloo), parce qu'il les fatiguait avec ses histoires de gras de baleine mauvais pour la santé.

Tandis qu'elle se concentre sur ces balivernes, je me fais du mal en pensant à une choucroute-mayonnaise-riesling, car je la connais : je ne verrais pas l'ombre d'une terrine avant le mois d'octobre... L'été sera long.

Mardi

Glaçon-yaourt-glaçon-yaourt-radis-glaçon-yaourt+pomme-glaçon-yaourt-haricots.

Terrible journée, je n'ai pas l'habitude. Ca m'a noué de partout. Les glaçons se sont collés à ma muqueuse gastrique, j'ai perdu une fortune en calories pour les faire fondre et les décoller. C'est moi qui ai tout le boulot, et l'intestin n'a que de l'eau à digérer, autant dire qu'il est au chômage.

Incidemment, vous avez peut-être remarqué que le bon docteur, dans sa fine compréhension de la nature humaine, accepte que l'on craque à volonté sur les yaourts et les légumes maigres (ne me demandez pas quels sont les légumes gras, je refuse de faire du prosélytisme pour ce charlatan).

Malgré ces quelques extras autorisés pendant ce régime, je peux vous dire que la colère gronde de la bouche au côlon. Même le rectum, si discret d'habitude que personne ne parle de lui, s'ennuie à mourir, car il ne bosse plus qu'une fois par semaine. La révolte du tube digestif dans son ensemble est proche, ça va être sanglant, 1789, la prise de la pastille n'est pas loin!

Mercredi

Piscine (bon pour les dorsaux et les pectoraux, eux-mêmes bons pour le soutien du buste, lui-même favorable à la capture des mâles).

Malaise à la piscine. Ma patronne, a mis ça sur le compte d'un yaourt avarié, la tricheuse. Elle sait très bien que c'est la sous-alimentation et son cortège de vertiges qui commence. Encore que s'évanouir pour un oui ou pour un non peut attirer des hommes à la recherche d'une faible femme, romantique, évanescente et fragile. Mais c'est pas trop le genre de ma patronne, en dehors de la saison des régimes.

Jeudi

JE VEUX BOUFFER!!! BOUFFER QUE JE VEUX!!! DONNEZ-MOI A MANGER! J'EXIGE UNE COTE DE PORC!!! BOUFFEEEEEEEEEEER!!!

Vendredi

C'est pas possible, elle tiendra pas. C'est inhumain. Ce Dr Faidublé, ce doit être le Dr Mengele réfugié chez les Esquimaux (le froid l'a conservé).

Vendredi soir

Dormir? Et puis quoi encore? Non, je la ferme pas, idiote toi-même. J'ai faim. Je veux bouffer, tu comprends?! Je n'ai rien à cirer de ton régime. Je-Veux-Bou-ffer! Allez, vas-y, essaie de dormir!

A la rigueur, avec un petit sandwich jambon-beurre, je crois que je pourrais envisager d'arrêter ces spasmes...

Samedi

La garce, elle tient le coup! Et elle essaye tous ses strings!

Incidemment, l'avantage d'un string, c'est qu'on rentre dedans quelle que soit sa taille. C'est une sorte de taille unique avec un élastique !

Par contre elle ne me semble pas satisfaite de son essayage des maillots : elle a jeté au fond d'un tiroir son seul monokini, comme s'il s'agissait de l'ultime recours... C'est pourtant mignon, un monokini plein de trous et d'échancrures bien placées...

Samedi soir

Sortie, danse, alcool ! Ahhhh, c'est bon... enfin des calories en pagaille. Le foie me fait dire qu'il n'est pas exactement du même avis, et l'intestin - qu'il dégage toute responsabilité en cas de diarrhée, mais le bonheur des uns... c'est la vie. Moi je dois nourrir l'organisme, au foie de balayer les toxines, chacun son boulot.

Mmm, un peu d'alcool après cette horrible semaine, ça glisse bien. Que le foie et l'intestin se débrouillent, chacun ses emmerdes.

Dimanche

Toujours pas de croissant en vue. J'ai bien peur qu'elle ne soit fermement décidée.

Quand je pense que j'aurais pu être l'estomac de Marianne Sägebrecht... ou bien celui de mon voisin de palier qui achète en douce des bouquins de cul... je peux vous dire que les filles qui sont dessus et dedans (la chair doit déborder) ne sont pas du même calibre que les filiformes de "Femmélique actuelle".

Lundi, déjà 7 jours!

Les forces m'abandonnent, j'envoie désespérément des messages d'alerte dans le cerveau:

- J'ai faim, cerveau! Fais quelque chose, on va tous crever!

- Quelque chose, mais quoi? - me répond cet idiot.

C'est avec le cerveau primitif que je communique, vous l'aurez compris. L'autre, le conscient, m'est inaccessible. En outre, il est tout entier sous l'emprise de cette névrosée... impossible de le raisonner depuis qu'il a lu ce bouquin.

- Sais pas. C'est toi le cerveau, non? - lui rétorquai-je.

Quel crétin ce cerveau primitif! Mon Dieu, que faire? Encore un glaçon, suivi d'un yaourt. MARRE DU YAOURT!!!

Mardi

Je ne suis pas seul à souffrir: l'œsophage aussi est en manque. Au déjeuner, alors que j'attendais impatiemment la feuille de salade que la bouche avait mastiquée trois minutes (la bouche aussi souffre), il s'est goinfré toute la feuille! Il ne m'a rien laissé! A peine quelques résidus de cellulose!

- Enfoiré! - lui ai-je dit, perdant ma politesse habituelle. - C'est moi qui dois faire la digestion!

- Pas en situation d'urgence! - a-t-il osé me rétorquer, arguant d'un obscur alinéa du code de survie qui remonterait à la préhistoire: en cas de famine, c'est chacun pour soi!

Mercredi

Cette nuit, j'ai rêvé d'un gigot d'agneau trempé dans une fondue bourguignonne, et nappé de champignons à la crème... Je me suis réveillé en sursaut, j'ai spasmé, ça a réveillé la patronne. Elle s'est levée, a mangé un glaçon, puis un yaourt, et a fait passer ce festin avec un grand verre de menthe à l'eau. Au moins, la menthe était sucrée... ça m'a fait du bien.

Jeudi

J'ai des trous de mémoire, sans doute une carence en vitamines: je ne me rappelle plus le goût du croissant.

Vendredi

JE HAIS LE YAOURT.

Samedi

Je dépéris, j'ai rétréci: j'ai difficilement digéré deux radis. Mes qualités stomacales s'affaiblissent, je suis à peine plus acide qu'un demi-citron pressé.

Ma fin - notre fin - est proche.

Dimanche

Une lueur d'espoir : elle est contente de sa séance hebdomadaire d'essayage de maillots. Sa balance lui dit des choses agréables à entendre. Elle a perdu du poids (le contraire serait étonnant, le Dr Faidublé a dû garder un camp de prisonniers dans une autre vie...)

Maintenant que le plus dur est fait, peut-on envisager de se taper un bon gueuleton?

Ohhh non: confortée par ces bons résultats, la malingre jeune femme persiste dans son masochisme.

La 3e semaine

N'est que souffrance, je vous épargne les détails. Le moindre pruneau a eu du mal à passer, tellement je suis serré, et a perturbé l'intestin derrière moi, tant il a perdu l'habitude de travailler... La bouche est sèche, j'ai le même calibre que l'œsophage, l'intestin est vraiment grêle, le gros côlon n'est plus si gros, et l'autre demande maintenant qu'on l'appelle le retractatum.

Vendredi

Alléluia! C'est la délivrance! Fini le régime!

Mais tout à ma joie, j'ai oublié de vous expliquer comment ça s'est passé.

Son homme l'a invitée au restaurant. La naïve pense que c'est grâce à sa nouvelle ligne élancée, mais je sais, moi, qu'il la trouvait toute triste depuis quinze jours, et que la compassion, conjuguée à l'effet de ses sécrétions hormonales, l'ont poussé à l'action.

Résultat : un dîner en amoureux dans un restau chicos.

Il lui dit qu'elle a beaucoup maigri, a-t-elle des soucis? Des ennuis?

Elle ne répond pas que le seul ennui vient de l'incompatibilité de ses mensurations avec les robes d'été des catalogues, ou de l'antagonisme récent entre ses maillots et son fessier, le romanesque doit accepter une part de mystère. De fil en aiguille, elle comprend son erreur et semble assimiler qu'il s'inquiète pour sa ligne, qu'elle gâche sa silhouette à se laisser ainsi dépérir.

Ces douces et sages paroles viriles remplissent leur office, et enfin ma patronne regarde sur le menu autre chose que les hors-d’œuvre! Je sens le fumet d'un bon poulet fermier caresser mon pote la narine droite (je m'entends moins bien avec la narine gauche, mais cela n'a rien à voir avec l'histoire), et bientôt me voilà occupé à faire fondre toutes ces merveilles de la nature, mmmm... Enfin!

Malheureusement, elle s'empiffre tellement que je digère difficilement toutes ces succulentes nourritures, fallait pas me mettre au régime sec, j'ai perdu la forme !

Son compagnon a l'élégance de la ramener, devinant qu'elle n'est pas au mieux.

Mais c'est la rancœur qui me fait parler, je le sais.

Le vendredi suivant

Ma patronne et moi sommes réconciliés, nous remangeons comme des gens normaux, j'ai retrouvé ma forme et je digèrerais un mouton entier! La vie est belle!

Ce soir, son homme l'a de nouveau invitée, elle est resplendissante. Il me plaît bien, ce type, je sens que c'est le genre à lui faire visiter les châteaux de la Loire, avec un guide gastronomique dans la voiture. Les châteaux, à vrai dire, je m'en tape, l'estomac ne fait pas dans le culturel, mais je me suis laissé dire qu'il y avait tout du long, dans les bois, quelques délicieuses auberges dont la cuisine n'avait rien à envier à la douceur des lits... En plus, si elle s'agite un peu en se promenant après le repas, je n'ai rien contre, ça facilite la digestion de secouer un peu toute cette bonne chère. Enfin, nous verrons bien. Pour l'heure, ils n'en sont qu'à commander l'apéritif.

Elle commande un muscat.

- Avec ou sans glaçons?

- Sans glaçons !!! - criai-je en plein restaurant.

Mais qui, dans un restaurant, écoute un estomac?

 

L’adolescence, cette énigme ?

L’adolescence, cette énigme ?

Les adolescents ont des comportements pour le moins, étranges…Look, tics de langage, musique, chaque bande a sa propre gestuelle et ses signes de reconnaissance. A cet âge-là, les adolescents très influençables, ont besoin de s’identifier à un groupe. Pour satisfaire leurs besoins en calories, ils se jettent sur le gras et le sucré et ne consomment que peu de fruits et de légumes. Leurs passions sont flamboyantes et fréquentes et les chagrins d’amour tout aussi nombreux et douloureux. Pour éviter une désynchronisation permanente, il a intérêt à s’exposer à la lumière le matin et à l’éviter le soir.

Il n’y a pas encore si longtemps, ces comportements étaient jugés inadmissibles et les adolescents devaient adoptés une conduite « adulte ». Or récemment, les spécialistes ont compris qu’à la puberté, le cerveau commence à se réorganiser.

Cet remaniement est un vaste chantier qui explique bien des attitudes de nos adolescents.

Certains de ces comportements nous sont aujourd’hui expliqués et nous conduisent à mieux comprendre et à admettre la conduite de nos cadets.

Mon fils est toujours fatigué !

« Redresse-toi ! ». Combien de fois, n’a t’ont pas entendu cette semonce à l’encontre du pauvre garçon qui se tient aussi droit qu’une pièce montée un lendemain de noces. Pourtant, ce n’est pas sa faute. Entre 12 et 14 ans pour les filles, et 14 et 16 ans pour les garçons, les adolescents peuvent gagner jusqu’à 25 centimètres. Cette poussée entraîne une tension des ligaments de la colonne vertébrale et une perte du tonus musculaire. En clair, l’adolescent est « mou » car ses muscles ne grandissent pas aussi vite que ses os. Pour compliquer le tout, rien n’est synchroniser : les mains et les pieds se développent en premier, puis les bras et les jambes, avant le torse et les organes. Résultats ? L’échalas qui se tient en face de vous est extrêmement maladroit. Mais, surtout, son corps en pleine croissance trouve le repos en se dépliant à environ 127°, l’angle formé par le dossier du canapé et la table base. Cette posture permet de se libérer au maximum d’un poids jugé encombrant. Or, 127°, c’est la position « gravité zéro », calculée par les ingénieurs de la Nasa pour les sièges des astronautes. Bref, sans le savoir et au grand désespoir de leurs parents, les adolescents adoptent, d’instinct, l’inclinaison idéale !

Il ingurgite deux pizzas au dîner !

Pourquoi ? L’adolescent est un animal en pleine croissance. Il grandit d’un centimètre par mois. Alors qu’un adulte a besoin de 2000 à 2500 calories par jour, le corps d’un ado peut en brûler 3000 à 3500. Pour calmer les fringales, il se jette donc sur des aliments hautement énergétiques. Exit les haricots verts, par ici, les pizzas, chocolats et sandwichs frites-mayonnaise. Les garçons y trouvent de quoi nourrir leur masse musculaire, qui peut doubler entre 1é et 16 ans. Chez les filles, dont la faim est surtout provoquée par de fortes décharges d’œstrogènes, c’est moins simple : le pot de glace vanille-macadamia se transforme surtout en bourrelet, censé constituer une réserve d’énergie en cas de grossesse. Rageant, hein ! D’autant qu’à cet âge beaucoup de filles souffrent de dysmorphophobie : elles complexent sur une partie de leur corps. Pour une partie d’entre elles, la nourriture va devenir une telle source de stress que des pathologies comme l’anorexie ou la boulimie risquent d’apparaître.

Il a une tête d’ectoplasme !

Il est 13 heures, le soleil brille, le repas du dimanche est prêt et Julien émerge à peine. Lève-tard ? Oui, mais il n’y est pour-ainsi-dire pour rien, sauf si bien entendu, il est rentré de « boite » à 6 heures ce matin.

La plupart des adolescents connaissent des pics de sommeil entre 2 heures et 14 heures. Contrairement à l’adulte qui secrète de la mélatonine dès la tombée de la nuit et s’endort 3 heures après, l’adolescent ne fabrique cette hormone que vers 23 heures. D’où sa difficulté à se glisser sous la couette avant 2 heures du matin et à ouvrir une paupière avant midi. Un « décalage horaire » incessant… Pas de chance car le chamboulement de l’organisme entraîné par la puberté nécessite neuf à dix heures de repos quotidien. Or, en moyenne, nos jeunes amis dorment sept à huit heures en semaine et manquent donc de sommeil. Fort heureusement, vers 20 ans, tout rentre dans l’ordre et les adolescents s’endorment plus tôt. Il s’agirait de plus, du premier marqueur biologique de la fin de l’adolescence…

Il faut toujours qu’il fasse le malin !

Rouler à fond sur son scooter, piquer du maquillage au supermarché ou enchaîner les flips avec son skate, l’adolescent aime le risque. Mais pas du genre calculé. Une fois encore, la faute revient aux lois de la biologie et à un vaste chantier qui s’ouvre dans le cerveau de nos charmantes têtes blondes ou brunes…

Si ce dernier a atteint sa taille quasi définitive au début de l’adolescence, il a en effet encore besoin d’une mise à jour. A cet âge-là et pendant plus de dix ans, les synapses, autrement dit les connexions neuronales, sont élaguées en grande quantité, afin de sélectionner les plus efficaces. Dans le même temps, la myéline, la matière blanche qui entoure les neurones et qui permet d’accélérer jusqu’à 100 fois le signal électrique y circulant, est fabriquée en masse. Bref, les connexions sont moins nombreuses et plus rapides. Conséquences : l’adolescent prend conscience des multiples possibilités qui lui sont offertes. Mais le système limbique, celui du plaisir et de l’impulsivité, est inondé par des flots d’hormones comme la dopamine, l’ocytocine et la testostérone. Et il est alors difficile à l’adolescent de se raisonner, car le travail de maturation de son cerveau commence par les zones assurant la motricité, la parole et l’attention… Le lobe frontal, celui de la stratégie et de la raison, ne sera reprogrammé qu’en dernier. Ce n’est pas tout : les sensations fortes produisent des décharges d’adrénaline, génératrices de plaisir. Même si notre adolescent a parfois conscience du danger, il y retourne. Il ne vous reste plus alors qu’à lui faire passer le yoga pour un nouveau sport de combat…

Il se sent mal dans son corps !

Au début de l’année, il chantait comme un pinson à la chorale et voilà qu’aujourd’hui il parle comme Dark Vador. En quelques mois, sous l’influence des pics hormonaux, les cordes vocales des garçons s’allongent d’un tiers. A cause de la testostérone, 60 fois plus importante dans le sang qu’avant la puberté, les jeunes hommes se couvrent de poils, gagnent en masse musculaire, et leurs testicules doublent de volume. Côté filles, sous l’effet des œstrogènes, dont la quantité est multipliée par 40, les seins poussent et les hanches s’arrondissent.

Pas de chance, une fois encore, c’est le moment où l’adolescent se sent le moins sûr de lui que cette avalanche de bouleversements lui tombe dessus. L’acné fait des ravages, surtout chez les garçons, car la testostérone aggrave le problème. Et si les salles de classe sont réputées sentir fort, cela n’a rien d’étonnant. Certaines glandes sudoripares fonctionnent dès la naissance, d’autres, les glandes apocrines, situées sous les aisselles, dans le nombril et au niveau des organes génitaux, s’activent à la puberté, sous l’effet du stress ou de l’excitation sexuelle. En parallèle, le visage perd ses traits enfantins : le nez s’étire, comme les oreilles et le menton. Déroutant mais, au final, ces nouveaux attributs, dits « caractères sexuels secondaires », tendent à rendre l’adolescent attirant ! Pour séduire le sexe opposé et perpétuer la survie de l’espèce. Généralement, l’adolescent accepte mal sa nouvelle enveloppe charnelle. Dans sa tête, il reste un enfant. Son lobe frontal (encore lui), siège de l’intelligence et de l’analyse, ne sera pas mature avant 19 ans. D’où se sentiment, façon Gulliver, d’habiter un corps de géant dont il ne sait que faire.

Ils tombent amoureux toutes les cinq minutes !

En l’espace de six mois, il y a eu le barbu néogothique, l’intello boutonneux et le surfeur rasta. Et chacun d’eux était l’homme de sa vie. Le cerveau des adolescents est tellement saturé d’hormones qu’ils sont en état d’excitation quasi permanent, ce qui les rend encore plus vulnérables au stress. Or, un individu soumis à de fortes sensations tombe plus facilement amoureux. Il faut souligner que chez les adolescents, les histoires d’amour sont vécues si intensément que le plaisir qu’elles procurent sont semblable à celui provoqué par de la cocaïne. A cet âge, le système de régulation et du contrôle des affects, situé dans le cortex préfrontal (une partie du lobe frontal), est encore immature. Il ne le sera qu’autour de 23 ans. En attendant, nos Roméo et Juliette se lassent aussi vite qu’ils se pâment : à 15 ans, une histoire d’amour dure environs quatre mois. Ainsi, ils passent donc régulièrement par la phase chagrin d’amour. Ce qui n’est pas sans douleurs. A cet âge-là, la notion de temps est relative. Un adolescent a du mal à se dire que, dans un mois, il ira mieux, car ce temps lui paraît une éternité…

Mon garçon est moins mature que ma fille !

Il suffit d’entrer dans une classe de 4ème pour le constater. Les filles ressemblent déjà à des jeunes femmes ; les garçons de 13 ans à… des garçons de 13 ans ! Pourtant, leur maturité sexuelle est inversement proportionnelle à leur allure. Même réglées, la plupart des filles ne seront fertiles que trois ans plus tard. A l’inverse, les garçons sont déjà des reproducteurs potentiels. Ces métamorphoses n’ont qu’un but : assurer la survie de l’espèce. Ainsi, grâce à leurs traits plus matures, les filles seraient admises plus tôt dans le cercle des adultes, où les femmes les initieraient à leur rôle de mère et d’épouse. Tandis que les garçons cultiveraient leur allure juvéniles pour se protéger des agressions de rivaux plus âgés. L’écart se creuse entre les deux sexes. En deux cent ans, l’âge de la puberté des filles a dégringolé de 17 à 12 ans. Une évolution de l’alimentation mais aussi la pollution sont souvent avancées pour expliquer ce décalage. En particulier l’exposition à certaines substances, par exemple les phtalates présent notamment dans les produits cosmétiques (parfums, shampooings…)

J’en ai marre, il traîne toujours en bande !

Il suffit de les regarder, les adolescents se déplacent rarement seuls, et avec leurs copains, ils se ressemblent tous. C’est une fois encore tout à fait normal, s’imiter est un besoin ancestral. L’adolescence est une période où l’on veut s’émanciper de sa famille, se frotter à de nouveaux codes sociaux. La bande devient le lieu où s’opère ce rite initiatique de transition. Mais la puberté est également une période de doute, et la tribu permet de se rassurer. En se rapprochant physiquement ou psychologiquement d’une personne durant quelques minutes, nous secrétons de l’ocytocine, une hormone qui a la capacité de nous faire ressentir du bien-être et de nous donner confiance dans les autres. Alors que les garçons zonent à quatre ou cinq, sans avoir grand-chose à se dire, les filles préfèrent l’intimité d’une ou deux amies et passent des heures à se parler. A la fin de l’adolescence, elles utilisent 20 000 unités de communication (gestes, mots, mimiques…) contre 7 000 chez leurs congénères.

Il est si extrême dans ses réactions !

Une phrase maladroite, et il claque la porte. Une manifestation au lycée et elle se transforme en passionaria… L’adolescent se laisse facilement dépasser par ses émotions parce que son cortex préfrontal, le centre de l’analyse, pas encore mature, n’est pas en mesure de lui faire voir sereinement une situation. Parallèlement, il a du mal à décoder les signaux que l’autre lui envoie, comme les mimiques du visage ou la gestuelle. Souvent, ils voient de la colère où il y a de la tristesse, de l’agacement à la place du doute. Or, les adolescents utilisent leur amygdale, une zone située dans le lobe temporal, en revanche, plus ils vieillissent, plus ils font appel au lobe frontal et arrivé à maturité, et moins ils commettent d’erreurs…

Tous les adolescents font une crise !

Presque la totalité des adolescents passent leurs années collège et lycée dans une joie relative. Les spécialistes s’accordent d’ailleurs à ne plus employer le mot « crise » mais « étape » ou « passage ». En revanche, au moment où leurs enfants gagnent en maturité, certains parents connaissent, eux, une vraie crise : celle du milieu de vie. Ils s’interrogent sur leurs choix professionnels et sentimentaux. C’est aussi l’époque des premières rides, de la calvitie, de la ménopause chez les femmes. Autant de changements qui peuvent fragiliser les parents au moment où leurs rejetons aspirent à plus d’autonomie. Un adolescent entre rarement en crise tout seul : s’il y a un blocage, c’est bien souvent dans la relation avec ses parents.

 

Les adolescents n’ont pas de comportements étranges… A la puberté, le cerveau commence à se réorganiser. C’est un vaste chantier qui explique bien des attitudes de nos adolescents.

Certains de ces comportements sont aujourd’hui décryptés et nous conduisent à mieux interpréter et à accepter la conduite de nos cadets.

AVIS A TOUS LES PAPAS ET MAMANS POULES !

 

Le récit officiel de la bataille de Camerone.

Le récit officiel de la bataille de Camerone.

« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer sur 120 km la circulation et la sécurité des convois.

Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi, comportant 3 millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi une compagnie. La 3e Compagnie du Régiment Etranger fut désignée, mais elle n’avait pas d’officiers disponibles. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3e Compagnie, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s’arrêta à Palo Verde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des pertes sévères.

Arrivé à hauteuyr de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de 3 mètres de haut, il décide de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que ses hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : ‘Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas.’ Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures. Jusqu’à 6 heures le soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cent cavaliersn, mille deux cents fantassins.

A midi, le capîtaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste que douze hommes en état de combattre.

A ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet : celui-ci la repousse avec mépris.

L’assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wenzel, Constantin, Leonhart. Chacun garde encore une cartouche; ils ont la baïonnette au canon, et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face; à un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve; il leur crie : ‘Rendez-vous! – Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes.’ Leurs baïonnettes restent menaçantes. ‘On ne refuse rien à des hommes comme vous!’ répond l’officier.

Les soixante hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout de leur serment; pendant onze heures, ils ont résisté à 2000 ennemis, en ont tué 300 et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

L’Empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1882 sur l’emplacement du combat.

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes. »